La maltraitance, parlons en

Un jeune avec un trouble du neurodéveloppement est davantage susceptible d’être victime de harcèlement ou de maltraitance

Les manifestations émotionnelles et comportementales d’un jeune présentant un TND peuvent être différentes de celles habituellement attendues : sidération, difficulté à réagir de manière conventionnelle ou timidité disproportionnée au regard de la situation.

💡Comprendre les différentes natures de violences

La violence peut être physique, psychologique, sexuelle ou liée à la négligence.

Elle peut survenir dans tous les environnements de vie : famille, école, sport, numérique, et sont souvent commises par des personnes connues de l’enfant.

La connaissance est le premier levier de prévention : nommer, comprendre et repérer permettent d’agir plus tôt.

🔎 De quoi parle-t-on vraiment ?

Les violences sexuelles sont tout acte à caractère sexuel imposé à un enfant, par force, menace ou manipulation.

L’inceste et la pédocriminalité sont les violences qui sont commises par un proche ou une figure d’autorité, au sein de la famille ou du cercle de confiance.

Le grooming est la manipulation progressive d’un enfant pour briser ses défenses et imposer son silence.

🛡️ La prévention : informer, dialoguer et protéger

Parler avec un enfant, c’est lui offrir un espace de confiance où il peut s’exprimer librement et poser ses questions sans crainte. Un dialogue adapté à son âge l’aide à identifier les situations à risque et à mieux comprendre ses droits. Pour aider les enfants à se protéger, il est utile de s’appuyer sur des outils concrets :

La règle des 3 P : Privé – PersonnelPersonne ne doit toucher

L’éducation au numérique : protéger ses informations personnelles, savoir reconnaître les comportements inappropriés, demander de l’aide en cas de doute.

Le respect du consentement : apprendre à dire non, comprendre que son corps lui appartient, respecter aussi les limites des autres.

🎯L’enfant doit savoir qu’il peut :

  • poser toutes ses questions ;
  • exprimer ses émotions ;
  • demander de l’aide à un adulte de confiance.

Chaque échange contribue à renforcer sa confiance en lui et sa capacité à réagir face à une situation qui le met mal à l’aise.

5 idées simples à mettre en pratique

🗣️ Dialoguer régulièrement : créer un climat de confiance.

👶 Employer des mots simples : adapter le langage à l’âge de l’enfant.

Respecter son consentement : lui apprendre qu’il a le droit de dire non.

🔒 Parler des secrets dangereux : un secret qui inquiète doit être partagé.

❤️ Écouter sans juger : accueillir sa parole avec bienveillance.

Il convient avant toute chose de reconnaitre les signaux d’alerte :

Chaque changement de comportement chez un enfant peut constituer un signal d’alerte. Savoir repérer les signes physiques, émotionnels ou comportementaux est essentiel pour agir rapidement et lui apporter l’aide dont il a besoin.

Et notamment :

  • Repli sur soi, agressivité, troubles du sommeil
  • Difficultés scolaires, comportements sexualisés
  • Isolement, cadeaux suspects, secrets d’adultes

❗Dans ces situations et en cas de doute, il ne faut pas hésiter à faire appel au jugement d’un professionnel.

🚨 Agir en cas de signes avérés

Numéro de signalement et conseils : 119

Joindre les forces de l’ordre et les professionnels de santé

contactez les cellules CRIP départementales

📚 Les ressources utiles

📖 Mon corps m’appartient !
Isabelle Filliozat & Margot Fried-Filliozat
🔘 Découvrir le livre

📖 Le berceau des dominations
Dorothée Dussy
🔘 Découvrir le livre

📖 Et si on se parlait ? (7 – 10 ans)
Andréa Bescond & Mathieu Tucke
🔘 Découvrir le livre

🎧 Les couilles sur la table
🔘 Découvrir le podcast

🎧 Parentalités – France Inter
🔘 Découvrir le podcast

🎧 Programme B – (Episodes sur les violences et la protection de l’enfance)
🔘 Ecouter

📖 Le loup
Mai Lan Chapiron
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📖 C’est mon corps !
Mai Lan Chapiron
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📖 Mon corps à moi !
Elise Gravel
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📖 Le petit livre pour apprendre à dire NON !
Dominique de Saint Mars & Serge
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Vous pouvez contacter des associations spécialisées

🌟 Association Les Papillons | Boîte aux lettres Papillons

🌟 Association l’Enfant Bleu – Lutte contre l’enfance maltraitée

🌟 SOS | Enfance En Danger

La France se donne les moyens de rattraper son retard dans l’appréhension de l’autisme

Un retard lié à l’approche psychanalytique

La recherche avance rapidement depuis ces dernières années, après un retard important lié à la prise en charge de l’autisme par la psychanalyse, théorie du fonctionnement psychique développée par le Dr Sigmund Freud à la fin du XIXe siècle.

L’influence de la psychanalyse dans certains secteurs de la pédopsychiatrie française a contribué à retarder l’adoption d’approches diagnostiques et éducatives fondées sur les données scientifiques, à travers des modèles psychodynamiques ou psychanalytiques. L’autisme pouvait alors être envisagé comme un trouble de la relation ou de la construction psychique, alors qu’au niveau international la recherche s’orientait de plus en plus vers une compréhension neurodéveloppementale.

Le tournant de 2012

Les recommandations de la HAS et de l’ANESM publiées en 2012 ont marqué une rupture importante. Elles ont placé les interventions éducatives et développementales au cœur de l’accompagnement et ont considéré certaines pratiques d’inspiration psychanalytique comme non consensuelles, faute de preuves suffisantes de leur efficacité.

Depuis, les recommandations françaises se sont progressivement rapprochées des standards internationaux. Les recommandations actualisées de 2026 réaffirment cette orientation fondée sur les connaissances scientifiques actuelles.

La Stratégie Stratégie nationale pour l’autisme au sein des troubles du neurodéveloppement (2018-2022)

Les principaux enjeux de cette stratégie nationale étaient de transformer le parcours de vie des personnes autistes et de favoriser leur inclusion à tous les âges de la vie. La stratégie s’articulait autour de 5 grands engagements : intervenir précocement auprès des enfants – garantir la scolarisation des enfants et des jeunes – soutenir les familles – favoriser l’inclusion des adultes – développer la recherche et la formation.

La Stratégie Stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement (2023-2027)

Le gouvernement reconnaît que malgré les progrès accomplis depuis 2018, de nombreux obstacles continuent de compliquer le parcours des personnes autistes, TDAH, DYS ou présentant un TDI. De nombreuses personnes, notamment les adultes, connaissent une errance diagnostique pouvant durer plusieurs années. Certaines ne sont jamais diagnostiquées et n’accèdent donc ni aux accompagnements ni aux aménagements adaptés.

L’accès aux professionnels formés, aux centres de diagnostic et aux accompagnements reste très variable selon les régions. Certaines familles doivent parcourir de longues distances ou attendre plusieurs mois avant d’obtenir une évaluation. La stratégie souligne que les connaissances sur les TND demeurent insuffisamment diffusées dans plusieurs secteurs : santé, éducation nationale, enseignement supérieur, emploi, médico-social et services publics.

Malgré les progrès de l’école inclusive, de nombreux élèves rencontrent encore : ◆ des difficultés d’accès aux adaptations pédagogiques ◆ Un manque de personnels formé ◆ Des ruptures de parcours ◆ Des difficultés lors des transitions entre les différents niveaux de scolarité ◆ Méconnaissance des troubles du neurodéveloppement, préjugés et représentations erronées dans la société ◆ Une insuffisance des connaissances scientifiques diffusées sur le terrain et difficulté à faire évoluer certaines pratiques professionnelle

Les recommandations de la haute autorité de santé (HAS) dans un communiqué du 12 février 2026

La HAS rappelle que le TSA est un trouble du neurodéveloppement qui se manifeste le plus souvent dès la petite enfance et qu’un repérage précoce permet de mettre en place des interventions adaptées. Elle recommande des interventions précoces, développementales et comportementales, portant notamment sur la communication, les habiletés sociales, l’autonomie, la motricité et la sensorialité.

Les interventions doivent être individualisées, coordonnées par une équipe pluridisciplinaire et évaluées régulièrement avec la participation de la famille. Les Les interventions doivent être individualisées, coordonnées par une équipe pluridisciplinaire et évaluées régulièrement avec la participation de la famille.

Les interventions doivent être individualisées, coordonnées par une équipe pluridisciplinaire et évaluées régulièrement avec la participation de la famille. Les interventions doivent être individualisées, coordonnées par une équipe pluridisciplinaire et évaluées régulièrement avec la participation de la famille.

La HAS insiste sur le rôle central des parents et reconnaît leur expertise dans l’élaboration du projet d’accompagnement.

Qu’est-ce que la Pair-aidance ?

La pair-aidance repose sur l’entraide entre personnes partageant une expérience de vie similaire. Dans le champ du handicap, de l’autisme ou des troubles du neurodéveloppement (TND), elle consiste à faire intervenir une personne concernée, ou parfois un proche aidant, pour soutenir d’autres personnes confrontées à des situations comparables.

La Stratégie nationale 2023-2027 pour les troubles du neurodéveloppement encourage explicitement le développement de la pair-aidance et de l’autoreprésentation des personnes concernées. L’objectif est de renforcer leur pouvoir d’agir et leur participation aux décisions qui les concernent.

Comment s’effectue le diagnostic ?

INFORMATION

Les étapes

1. Le rendez-vous chez le neuropsychologue : évaluer les besoins et orienter le diagnostic

Lorsque des difficultés d’attention, de communication, d’apprentissage ou de comportement sont observées, un bilan neuropsychologique peut constituer une première étape importante. Réalisé par un neuropsychologue, il permet d’évaluer le fonctionnement cognitif de la personne à l’aide d’entretiens, de questionnaires et de tests standardisés. Selon les besoins, le bilan peut inclure une évaluation du fonctionnement intellectuel (test de QI), de l’attention, des fonctions exécutives, de la mémoire ou encore des compétences scolaires afin d’identifier un éventuel TDAH, un trouble DYS ou de contribuer à l’évaluation d’un TSA. Cette démarche permet de mieux comprendre les difficultés rencontrées et de formuler des recommandations adaptées.

2. Les délais, le coût des bilans et les possibilités de prise en charge

L’accès au diagnostic peut parfois nécessiter plusieurs mois d’attente, en particulier pour les consultations spécialisées dans les troubles du neurodéveloppement. Les délais varient selon les territoires, l’âge de la personne et le type de professionnel sollicité. Les bilans réalisés en libéral représentent également un coût non négligeable pour les familles. Selon la nature des évaluations, plusieurs professionnels peuvent intervenir, tels que le neuropsychologue, l’orthophoniste, le psychomotricien ou l’ergothérapeute. Certaines prestations peuvent bénéficier d’une prise en charge totale ou partielle par l’Assurance Maladie, une complémentaire santé ou, dans certains cas, par des dispositifs spécifiques comme les plateformes de coordination et d’orientation (PCO) destinées aux enfants présentant des signes de troubles du neurodéveloppement.

3. La validation du diagnostic par un médecin : une étape incontournable

Le neuropsychologue réalise des évaluations, mais il n’est pas habilité à poser un diagnostic médical. Pour que le diagnostic soit officiellement reconnu, il doit être confirmé par un médecin formé aux troubles du neurodéveloppement. Selon la situation, il peut s’agir d’un neuropédiatre, d’un pédopsychiatre, d’un psychiatre, d’un neuropsychiatre ou d’un pédiatre possédant une expertise dans ce domaine. Cette validation médicale est essentielle, car elle permet d’inscrire le diagnostic dans le parcours de soins, d’accéder à certains dispositifs d’accompagnement, de solliciter des aménagements scolaires ou professionnels et, le cas échéant, d’engager des démarches auprès de la MDPH.

Faire reconnaître le diagnostic auprès de l’école et de la MDPH

Une fois le diagnostic posé, il peut être utile de le faire valoir auprès des établissements scolaires afin de mettre en place des adaptations répondant aux besoins de l’enfant. Selon les situations, cela peut prendre la forme d’un PAP (Plan d’Accompagnement Personnalisé), d’un PAI (Projet d’Accueil Individualisé) ou d’un PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation). Lorsque les difficultés entraînent un retentissement important sur la vie quotidienne ou la scolarité, une demande peut également être déposée auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH). Celle-ci peut étudier l’attribution d’aides humaines, matérielles ou financières, ainsi que l’orientation vers des dispositifs adaptés lorsque cela s’avère nécessaire.

Le parcours diagnostique chez l’adulte

Chez l’adulte, la démarche diagnostique diffère souvent de celle de l’enfant. De nombreuses personnes consultent après avoir rencontré des difficultés persistantes dans leur vie personnelle, sociale ou professionnelle, parfois sans avoir été repérées durant l’enfance. L’évaluation repose sur l’étude du parcours de vie, des entretiens cliniques, des questionnaires spécifiques et, lorsque cela est possible, sur le recueil d’informations auprès de proches ou de documents anciens. Le diagnostic permet fréquemment de mettre en lumière des difficultés longtemps incomprises, mais également des forces et des stratégies de compensation développées au fil des années. Il peut favoriser l’accès à des accompagnements adaptés, à des aménagements professionnels ou à une demande de reconnaissance de handicap lorsque la situation le justifie.

Et après le diagnostic ?

Le diagnostic ne constitue pas une finalité, mais le point de départ d’un accompagnement personnalisé. Il permet de mieux comprendre le fonctionnement de la personne, de valoriser ses points forts et d’identifier les stratégies susceptibles de faciliter son quotidien. Un suivi pourra être proposé selon les besoins : orthophonie, psychomotricité, ergothérapie, remédiation cognitive, accompagnement psychologique, guidance parentale ou coaching spécialisé. L’objectif est de favoriser l’autonomie, le bien-être et l’inclusion de la personne dans tous les domaines de sa vie.

Trouver des adresses de spécialistes ?

Le TDA/H

Un trouble de l’attention et/ ou de l’hyperactivité ?

< Le TDAH, c’est une mode de nos jours > ; en effet, il n’est pas rare de lire un article ou de visionner un documentaire sur ce trouble qui fait beaucoup parler de lui. Pour autant, ce n’est pas une mode mais un trouble, qui occasionne bien des difficultés dans la vie des individus qui en sont atteints. Et même s’il ne s’agit là encore pas d’une maladie, il est toutefois possible de réduire son expression par des traitements qui sont efficaces (ex : le méthylphénidate).

Il emporte une gêne considérable dans la vie de l’individu, et doit avoir été exprimé avant l’âge de 12 ans : passé cet âge, ce sont d’autres causes de l’agitation qui excluent la présence d’un trouble du neurodéveloppement.

Pour rappel, le diagnostic d’un TDA/H doit être effectué par un professionnel de santé : un neuropsychologue ou un médecin psychiatre, ou tout autre professionnel spécifiquement formé. Seul un médecin peut poser définitivement le diagnostic et délivrer le certificat médical qui y correspond.

Que recherche le diagnostic du TDA ?

Que recherche le diagnostic du TDH ?

La personne doit cocher à minima 6 des symptômes possibles, et les exprimer dans au moins 2 environnements différents (ex : l’école ou au domicile).

Bien évidement, nous sommes tous différents, et de nombreuses personnes peuvent exprimer une sensation de troubles tels que décrits ci-dessus : ce qui doit orienter vers un TDA/H, ce sont les effets négatifs ou la réduction de la qualité du fonctionnement social, scolaire et/ou professionnel.

A savoir :

  • le TDAH peut être combiné : un TDA + un TDH
  • le TDA peut être prédominant : 6 critères sont retenus pour l’attention fluctuante, mais pas pour le TDH
  • Le TDH peut être prédominant : 6 critères sont retenus pour l’hyperactivité/impulsivité, mais pas pour le TDA.

Il existe 3 niveaux de sévérité : léger (6 symptômes présents sur les 9), moyen, et sévère (9 /9 symptômes sont présents)

Pour retrouver les informations utiles qui concernent le trouble TDAH, vous pouvez consulter :

https://www.tdah-france.fr

HAS (Haute Autorité de Santé)

Assurance Maladie

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Le TSA de niveau 3

L’autisme de niveau 3, c’est un autisme qui nécessite un soutien très important : la personne rencontre des difficultés importantes en communication sociale, une initiation limitée des interactions, des réponses parfois minimales aux sollicitations sociales des autres, enfin un langage limité ou absent (personne non oralisante).

Les personnes relevant d’un autisme de niveau 3 nécessitent un soutien et accompagnement important et récurrent, pour la plupart de leurs activités (scolaires, professionnelles ou sociales). Il faut apprécier l’autisme pour ce qu’il est : une manière différente d’appréhender les relations sociales, les situations, l’environnement. Cela ne signifie pas que la personne soit souffrante, cela signifie qu’elle perçoit et comprend les évènements ou situations sociales d’une manière différente du consensus commun, et qu’elle ne supporte pas certains environnements ou stimuli (ex : bruits, sensations, lumières). Ces perturbations peuvent générer des crises impressionnantes nécessitante de protéger le sujet de lui-même.

L’autisme de niveau 3 est détecté précocement chez les jeunes enfants, d’autant s’il est associé à la DI (déficience intellectuelle) : la DI représente de 30 à 40% des sujets avec autisme.

L’autisme de niveau 3 nécessite un accompagnement spécialisé en milieu scolaire et social (ex : IME, SESSAD, foyer de vie) Les comorbidités sont généralement plus présentes, et posent des difficultés importantes dans la vie de la personne (ex : personne non oralisante, crises importantes, peu d’autonomie).

Les niveaux de sévérité de l’autisme sont définis par la dyade autistique du DSM-V  the fifth edition of the American Psychiatric Association’s manual for diagnosing and classifying mental disorders, first published in 2013).

Pour rappel, la dyade autistique précise que deux items sont indispensables pour qu’un trouble du spectre de l’autisme puisse être diagnostiqué :

Le diagnostic aura pour sens d’attester qu’il s’agit bien d’autisme. Le test est normé, international, et adapté à l’âge du sujet (il en existe plusieurs).

Pour retrouver les informations utiles qui concernent le trouble du spectre autistique, vous pouvez consulter :

L’autisme a toujours existé ; dans la littérature médicale, on en parle dès le moyen-âge, mais on ignorait à l’époque ce dont il s’agissait avec certitude.

Pour conclure, l’autisme n’étant pas une maladie, il ne se soigne pas. Vous trouverez probablement sur le Web des incitations à soigner le microbiote, des propositions à l’étranger de greffe de cellules souches, des pratiques paramédicales de tous ordres prétendant « guérir » l’autisme : le TSA, c’est un réseau spécifique de connexions neuronales dans le cerveau, apparu dès la naissance. Il est toutefois possible en raison de la plasticité cérébrale, de faire acquérir des compétences nouvelles sur les jeunes sujets, notamment par la psychoéducation et des programmes particuliers en communication.

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Les niveaux de sévérité de l’autisme sont définis par la dyade autistique du DSM-V  (the fifth edition of the American Psychiatric Association’s manual for diagnosing and classifying mental disorders, first published in 2013).

DSM-V

Le TSA de niveau 2

L’autisme de niveau 2, c’est un autisme qui nécessite un soutien important : la personne rencontre des difficultés notables dans la communication sociale et les comportements restreints/répétitifs.

Les personnes relevant d’un TSA dit de < niveau 2> nécessitent un soutien dans certaines activités (scolaires, professionnelles ou sociales). Il faut apprécier l’autisme pour ce qu’il est : une manière différente d’appréhender les relations sociales, les situations, l’environnement. Cela ne signifie pas que la personne soit inadaptée, cela signifie qu’elle perçoit et comprend les évènements ou situations sociales d’une manière différente du consensus commun.

L’autisme de niveau 2 est généralement détecter assez tôt chez l’enfant ou chez le jeune adulte, car ses capacités d’adaptation sont moindre que dans le cas d’un autisme de niveau 1 ; les femmes là encore ont souvent de plus grandes capacités de camouflage car elles maitrisent mieux les codes sociaux et sont donc en mesure de répondre de manière plus normalisée aux attentes sociétales. C’est un peu plus délicat pour le genre masculin, mais là encore, chaque personne avec autisme est différente, et certains hommes sont eux aussi doués pour jouer le rôle que la société attend d’eux.

L’autisme de niveau 2 nécessite fréquemment en milieu scolaire une aide humaine (un AESH (Accompagnant d’Elève en Situation de Handicap), une aide matérielle (ex : outil informatique) ou des aménagements spécifiques (ex : un PAP, Plan d’Accompagnement Spécialisé). Le diagnostic est donc réalisé à la demande des familles ou de l’établissement scolaire (s’il est sensible au sujet des TND) plus précocement que pour un autisme de niveau 1. Les comorbidités peuvent aussi être plus présentes, et poser difficultés dans la vie de la personne avec autisme (ex : TDAH associé, troubles alimentaires, stéréotypies plus accentuées ect.).

Les niveaux de sévérité de l’autisme sont définis par la dyade autistique du DSM-V  the fifth edition of the American Psychiatric Association’s manual for diagnosing and classifying mental disorders, first published in 2013).

Pour rappel, la dyade autistique précise que deux items sont indispensables pour qu’un trouble du spectre de l’autisme puisse être diagnostiqué :

Le diagnostic aura pour sens de rechercher, dans le cadre de la dyade décrite ci-dessus, si le sujet exprime ces particularités : il est impossible pour un proche de la personne éventuellement concernée d’effectuer lui-même le diagnostic car le professionnel de santé pose des questions spécifiques et observe l’individu tandis qu’il y répond. Le test est normé, international, et adapté à l’âge du sujet (il en existe plusieurs).

Pour retrouver les informations utiles qui concernent le trouble du spectre autistique, vous pouvez consulter :

Et les faux diagnostics ? De quoi s’agit-il… vous en avez probablement entendu parler, les tests sont de plus en plus nombreux et il n’est pas rare de lire non plus que les faux diagnostics explosent : ce sont de fausses informations. Les chiffres de l’autisme sont stables, moins de 3% de la population est concernée, mais le diagnostic qui était rare et tabou dans les années 90 se démocratise et devient beaucoup plus accessible. De fait, les personnes étant mieux informées, les diagnostics sont plus nombreux, et en conséquence, la population avec autisme est plus nombreuse qu’auparavant. Enfin, l’autisme de niveau 2 est plus exprimé que le TSA de niveau 1 ; de fait, il parait incongru d’imaginer un faux positif sur un niveau 2, dès lors que le professionnel de santé est formé.

L’autisme a toujours existé ; dans la littérature médicale, on en parle dès le moyen-âge, mais on ignorait à l’époque ce dont il s’agissait avec certitude.

Pour conclure, l’autisme n’étant pas une maladie, il ne se soigne pas. Vous trouverez probablement sur le Web des incitations à soigner le microbiote, des propositions à l’étranger de greffe de cellules souches, des pratiques paramédicales de tous ordres prétendant « guérir » l’autisme : le TSA, c’est un réseau spécifique de connexions neuronales dans le cerveau, apparu dès la naissance. Il est toutefois possible en raison de la plasticité cérébrale, de faire acquérir des compétences nouvelles sur les jeunes sujets, notamment par la psychoéducation et des programmes particuliers en communication.

Vous souhaitez en savoir davantage ? Contactez nous.

Les niveaux de sévérité de l’autisme sont définis par la dyade autistique du DSM-V  (the fifth edition of the American Psychiatric Association’s manual for diagnosing and classifying mental disorders, first published in 2013).

DSM-V

Le TSA de niveau 1

L’autisme de niveau 1, c’est un autisme qui ne nécessite pas de soutien, ou alors léger : la personne rencontre des difficultés notables dans la communication sociale et une certaine rigidité comportementale, mais avec une autonomie relativement importante.

Les personnes relevant d’un TSA de niveau 1 (c’est à dire qui ne nécessite pas de soutien) sont très généralement en exercice professionnel ou scolarisés sans difficulté en milieu ordinaire. Il faut apprécier l’autisme pour ce qu’il est : une manière différente d’appréhender les relations sociales, les situations, l’environnement. Cela ne signifie pas que la personne soit inadaptée, cela signifie qu’elle perçoit et comprend les évènements ou situations sociales d’une manière différente du consensus commun.

L’autisme de niveau 1 peut passer totalement inaperçu selon les capacités d’adaptation de l’individu ; les femmes souvent ont de plus grandes capacités de camouflage car elles maitrisent mieux les codes sociaux et sont donc en mesure de répondre de manière normalisée à des attentes, même si elles ne les partage. C’est un peu plus délicat pour le genre masculin, mais là encore, chaque personne avec autisme est différente, et certains hommes sont eux aussi très doués pour jouer le rôle que la société attend d’eux.

L’autisme de niveau 1 passe très fréquemment inaperçu, et s’il fait l’objet d’un diagnostic, celui-ci peut être assez tardif : en fin d’adolescence, à l’âge adulte, voire après la cinquantaine. Ce qui poussera la famille ou le sujet lui-même à demander le diagnostic ce sont souvent les comorbidités ou les difficultés existantes dans son environnement scolaire, professionnel, familial ou social.

Les niveaux de sévérité de l’autisme sont définis par la dyade autistique du DSM-V  the fifth edition of the American Psychiatric Association’s manual for diagnosing and classifying mental disorders, first published in 2013).

Pour rappel, la dyade autistique précise que deux items sont indispensables pour qu’un trouble du spectre de l’autisme puisse être diagnostiqué :

  • un déficit de la communication et des interactions sociales*
  • un caractère restreint et répétitif des comportements ou des intérêts*

Le diagnostic aura pour sens de rechercher, dans le cadre de la dyade décrite ci-dessus, si le sujet exprime ces particularités : il est impossible pour un proche de la personne éventuellement concernée d’effectuer lui-même le diagnostic car le professionnel de santé pose des questions spécifiques et observe l’individu tandis qu’il y répond. Le test est normé, international, et adapté à l’âge du sujet (il en existe plusieurs).

Pour rappel, le diagnostic d’un autisme doit être effectué par un professionnel de santé : neuropsychologue ou médecin psychiatre formé au trouble de l’autisme. Seul un médecin peut poser le diagnostic et délivrer le certificat médical qui y correspond.

Pour retrouver les informations utiles qui concernent le trouble du spectre autistique, vous pouvez consulter :

Et les faux diagnostics ? De quoi s’agit-il… vous en avez probablement entendu parler, les tests sont de plus en plus nombreux et il n’est pas rare de lire non plus que les faux diagnostics explosent : ce sont de fausses informations. Les chiffres de l’autisme sont stables, moins de 3% de la population est concernée, mais le diagnostic qui était rare et tabou dans les années 90 se démocratise et devient beaucoup plus accessible. De fait, les personnes étant mieux informées, les diagnostics sont plus nombreux, et en conséquence, la population avec autisme est considérée plus nombreuse qu’auparavant.

Pour autant, l’autisme a toujours existé ; dans la littérature médicale, on en parle dès le moyen-âge, mais on ignorait à l’époque ce dont il s’agissait avec certitude.

Enfin, l’autisme n’étant pas une maladie, il ne se soigne pas. Vous trouverez probablement sur le Web des incitations à soigner le microbiote, des propositions à l’étranger de greffe de cellules souches, des pratiques paramédicales de tous ordres prétendant « guérir » l’autisme : le TSA, c’est un réseau spécifique de connexions neuronales dans le cerveau, apparu dès la naissance. Il est toutefois possible en raison de la plasticité cérébrale, de faire acquérir des compétences nouvelles sur les jeunes sujets, notamment par la psychoéducation et des programmes particuliers en communication.

Vous souhaitez en savoir davantage ? Contactez nous.

▶️Bon à savoir : qu’est ce que le déficit de la communication et des interactions sociales ? il s’exprime par :

▶️Bon à savoir : qu’est ce que le caractère restreint et répétitif des comportements ou des intérêts ? il s’exprime par :

La fatiguabilité des personnes avec un TSA

Vivre vite, c’est duper le sort, c’est vivre plusieurs fois ; les gens réagissent ainsi puisque la mort c’est l’immobilité, le mouvement c’est la vie, d’où beaucoup concluent que la grande vitesse, c’est la grande vie.

La fatigue, ce mot qui revient souvent au sujet de nos jeunes et moins jeunes porteurs d’un TSA

Les personnes avec un autisme présentent en effet des réactions à l’effort ou au stress sensoriel / cognitif assez fortes, en raison notamment :

  • d’une réactivité autonome atypique (le système nerveux autonome) : dysautonomie
  • une variabilité cardiaque réduite
  • une réponse au stress plus couteuse physiologiquement

    En cas d’effort physique ou mental, les symptômes les plus fréquemment rapportés sont les suivants : fatigue écrasante, courbatures / douleurs diffuses, brouillard mental, hypotension orthostatique ou malaise debout.

    Des travaux récents indiquent une prévalence plus élevée chez les personnes avec un TSA de POTS (dysautonomie présentant une augmentation anormale de la fréquence cardiaque (+/- 30 battements/min ou >120 bpm) , intolérance orthostatique, hypotension artérielle.

    • Repli / retrait brutal : besoin impérieux de s’isoler, se coucher, voire se cacher
    • Mutisme ou quasi-mutisme : difficulté à parler, à répondre, à trouver les mots, parfois impossibilité totale de parler (mutisme sélectif situationnel)
    • Ralentissement global : mouvements lents ou figés, incapacité à lancer une action simple (répondre à un mail, se lever, se doucher)
    • Effondrement cognitif : difficulté à traiter l’information, sensation de cerveau vide ou éteint
    • Fatigue extrême : sans lien proportionnel avec l’effort visible, besoin de rester allongé parfois plusieurs jours

    La personne ne peut pas (même si elle le voudrait) ; cela n’est pas toujours visible de l’extérieur, la personne peut simplement demeurer calme et distante.

    Quels sont les déclencheurs et la dynamique ?

    • Une surcharge sensorielle (bruit, lumière, foule, odeur, textures ect..)
    • Une surcharge sociale (interactions prolongées, codes sociaux à gérer, masquage, conflits)
    • Une surcharge cognitive (multitâche, changement de plan, imprévus, consignes floues)
    • Une surcharge émotionnelle (conflits, critiques, sentiment d’injustice, anxiété prolongée)

    Quelles sont les causes identifiées ?

    • Un système nerveux autonome qui réagit de manière atypique (hyper-réactivité au stress, difficulté à revenir à un état de base après stimulation, et présence de POTS chez une partie des personnes avec TSA
    • Le cerveau autistique consomme plus de ressources pour gérer les signaux sensoriels et sociaux, cette sorte de « mise en veille » forcée évite le crash complet
    • Le traitement sensoriel (interoception) est atypique (fatigue, faim, douleur) la personne peut ne pas ressentir clairement les besoins, d’où les shutdown qui semblent « tomber d’un coup ».

    Il y a majoritairement une dysrégulation du stress et de la gestion de l’énergie.

    Comment rendre compatible la dysrégulation autistique avec nos vies contemporaines ?

    En entreprise, la reconnaissance découle de la performance ; mais c’est cette même performance qui reste à définir : souhaite t’on de la créativité, de l’inventivité, de l’autonomie ? ou leur préfère-t-on du rendement quotidien élevé, un travail collectif imposé (réunions répétées, brainstorming hebdomadaire), saupoudré d’un management parfois autoritaire qui challenge plus qu’il ne sollicite et n’éveille de talents.

    C’est évidement très difficile pour une personne avec autisme de concilier son énergie avec l’attente sociétale actuelle, les compétitions de parcours scolaires puis professionnels et les notifications permanentes (réseaux sociaux, info continue ect) : le temps manque, or c’est précisément de temps de repos, de silence et de coupures sociales que les personnes avec TSA ont le plus besoin.

    Fratries TND : ce que j’ai compris trop tard

    Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) est souvent décrit comme un défi du quotidien pour l’enfant qui en est porteur… mais c’en est aussi un pour toute la famille. Lorsqu’un enfant reçoit un diagnostic, l’attention des parents se concentre légitimement sur lui. Ce phénomène peut toutefois conduire à une autre réalité : le risque de passer à côté du TDAH chez les autres enfants de la fratrie.

    C’est exactement ce qu’il s’est passé dans notre famille : 

    Nous avons très vite suspecté chez notre fils quelque chose. A l’âge de 3 ans, une pédopsychiatre nous a parlé d’une hypothèse de TDAH.

    Et moi, j’étais là, à essayer de comprendre, de gérer, d’encaisser parfois. Le quotidien tournait autour de lui, ses rendez-vous avec des neuropsychologues, psychologues, pédopsychiatres, psychomotriciens… Mais aussi ses besoins, ses débordements, ses urgences, ses progrès.

    Pendant ce temps, sa grande sœur, de 2 ans son aînée, grandissait, développait ses propres stratégies, ses propres difficultés – plus discrètes peut-être mais bien présentes. Et personne, parmi la multitude de spécialistes consultés, n’a évoqué la possibilité que la fratrie puisse également être concernée par un Trouble du neurodéveloppement (TND).

    Résultat : un diagnostic posé beaucoup plus tard, un trouble de l’hyperactivité (TDH) pour ma fille et le sentiment pour nous parents d’être “passés à côté”.

    Pourquoi le TDAH peut-il être passé inaperçu chez un frère ou une sœur ?

    Plusieurs raisons expliquent ce phénomène :

    1. Les TND sont très variables d’un enfant à l’autre

    2. Les filles sont encore sous-diagnostiquées car elle ont des compétences de camouflage plus développées, le trouble est donc plus invisible et retarde le repérage.

    3. L’attention des adultes est monopolisée par l’enfant déjà diagnostiqué, il y a nécessairement une concentration de l’énergie par les parents où le besoin est le plus manifeste.

    4. Le manque d’information sur la dimension familiale des TND : lorsqu’un enfant reçoit un diagnostic de TND, il devrait être systématiquement proposé aux parents de surveiller les autres enfants. Si l’un d’eux présente des comportements qui interrogent (inattention, agitation, impulsivité, difficultés scolaires, forte fatigabilité, irrégularités, etc.).

    Que retenir pour les parents ?

    Le TDAH peut toucher plusieurs enfants d’une même famille.

    Chaque enfant s’exprime différemment : ce qui “crie” chez l’un peut être silencieux chez l’autre.

    Le diagnostic d’un enfant doit être un signal pour observer la fratrie, sans inquiétude excessive, mais avec attention.

    Et si je partage notre histoire aujourd’hui, c’est pour qu’aucune autre famille ne vive cette même situation.

    Pour qu’on n’oublie plus les frères et sœurs qui se taisent, qui s’adaptent, qui encaissent sans bruit.

    Ce que les familles auraient besoin d’entendre :

    “Regardons la fratrie aussi”

    Une maman anonyme.

    Pourquoi faire un diagnostic ?

    MEDICAL

    Les bonnes raisons

    Lorsqu’un TSA ou un TDAH est diagnostiqué, il devient plus facile d’identifier les besoins de la personne et de mettre en place des accompagnements adaptés. Ces aménagements peuvent favoriser son bien-être, réduire l’impact des difficultés et soutenir son parcours scolaire. En présence d’une déficience intellectuelle associée, le diagnostic permet également d’orienter l’enfant vers des dispositifs mieux adaptés à ses besoins spécifiques. À l’âge adulte, le diagnostic peut faciliter la mise en place d’aménagements professionnels adaptés.

    Un impact sur la vie quotidienne

    Le diagnostic de TSA (trouble du spectre de l’autisme) ou de TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) peut être envisagé lorsque les particularités observées ont un impact significatif sur la vie quotidienne, la scolarité, les études, l’activité professionnelle ou les relations sociales. Son objectif n’est pas de poser une simple étiquette, mais de mieux comprendre le fonctionnement de la personne, d’identifier ses besoins et de mettre en place des accompagnements adaptés. En revanche, lorsqu’aucune souffrance, difficulté notable ou limitation dans le quotidien n’est constatée, une démarche diagnostique ne s’avère pas forcément nécessaire.

    En revanche, Lorsque les difficultés sont importantes ou persistent dans le temps, il est essentiel d’en comprendre l’origine. Un diagnostic permet de mieux cerner le fonctionnement de la personne concernée, d’identifier ses besoins spécifiques et d’adapter son environnement ainsi que les accompagnements proposés. Pour les parents, les proches ou les aidants, cette meilleure compréhension favorise des relations plus apaisées et facilite le quotidien.

    Chez l’enfant, un repérage précoce permet de mettre en place rapidement des stratégies, des aménagements et des soutiens adaptés. Cette prise en compte des besoins dès les premières années contribue souvent à limiter l’impact des difficultés, à renforcer les compétences de l’enfant et à favoriser son épanouissement.

    Les conséquences du trouble

    Les manifestations d’un TSA ou d’un TDAH évoluent selon l’âge, l’environnement et les situations de vie. Chez l’enfant, elles peuvent se traduire par des difficultés dans les apprentissages, l’organisation, l’attention ou les interactions avec les autres. À l’âge adulte, ces particularités peuvent engendrer une fatigue importante liée aux efforts constants d’adaptation, favoriser l’épuisement professionnel, compliquer les relations sociales ou affectives et parfois entraîner un sentiment d’isolement.

    Comment s’effectue le diagnostic ?