Le TSA de niveau 3

L’autisme de niveau 3, c’est un autisme qui nécessite un soutien très important : la personne rencontre des difficultés importantes en communication sociale, une initiation limitée des interactions, des réponses parfois minimales aux sollicitations sociales des autres, enfin un langage limité ou absent (personne non oralisante).

Les personnes relevant d’un autisme de niveau 3 nécessitent un soutien et accompagnement important et récurrent, pour la plupart de leurs activités (scolaires, professionnelles ou sociales). Il faut apprécier l’autisme pour ce qu’il est : une manière différente d’appréhender les relations sociales, les situations, l’environnement. Cela ne signifie pas que la personne soit souffrante, cela signifie qu’elle perçoit et comprend les évènements ou situations sociales d’une manière différente du consensus commun, et qu’elle ne supporte pas certains environnements ou stimuli (ex : bruits, sensations, lumières). Ces perturbations peuvent générer des crises impressionnantes nécessitante de protéger le sujet de lui-même.

L’autisme de niveau 3 est détecté précocement chez les jeunes enfants, d’autant s’il est associé à la DI (déficience intellectuelle) : la DI représente de 30 à 40% des sujets avec autisme.

L’autisme de niveau 3 nécessite un accompagnement spécialisé en milieu scolaire et social (ex : IME, SESSAD, foyer de vie) Les comorbidités sont généralement plus présentes, et posent des difficultés importantes dans la vie de la personne (ex : personne non oralisante, crises importantes, peu d’autonomie).

Les niveaux de sévérité de l’autisme sont définis par la dyade autistique du DSM-V  the fifth edition of the American Psychiatric Association’s manual for diagnosing and classifying mental disorders, first published in 2013).

Pour rappel, la dyade autistique précise que deux items sont indispensables pour qu’un trouble du spectre de l’autisme puisse être diagnostiqué :

Le diagnostic aura pour sens d’attester qu’il s’agit bien d’autisme. Le test est normé, international, et adapté à l’âge du sujet (il en existe plusieurs).

Pour retrouver les informations utiles qui concernent le trouble du spectre autistique, vous pouvez consulter :

L’autisme a toujours existé ; dans la littérature médicale, on en parle dès le moyen-âge, mais on ignorait à l’époque ce dont il s’agissait avec certitude.

Pour conclure, l’autisme n’étant pas une maladie, il ne se soigne pas. Vous trouverez probablement sur le Web des incitations à soigner le microbiote, des propositions à l’étranger de greffe de cellules souches, des pratiques paramédicales de tous ordres prétendant « guérir » l’autisme : le TSA, c’est un réseau spécifique de connexions neuronales dans le cerveau, apparu dès la naissance. Il est toutefois possible en raison de la plasticité cérébrale, de faire acquérir des compétences nouvelles sur les jeunes sujets, notamment par la psychoéducation et des programmes particuliers en communication.

Vous souhaitez en savoir davantage ? Contactez nous.

Les niveaux de sévérité de l’autisme sont définis par la dyade autistique du DSM-V  (the fifth edition of the American Psychiatric Association’s manual for diagnosing and classifying mental disorders, first published in 2013).

DSM-V