La fatiguabilité des personnes avec un TSA

Vivre vite, c’est duper le sort, c’est vivre plusieurs fois ; les gens rĂ©agissent ainsi puisque la mort c’est l’immobilitĂ©, le mouvement c’est la vie, d’oĂą beaucoup concluent que la grande vitesse, c’est la grande vie.

La fatigue, ce mot qui revient souvent au sujet de nos jeunes et moins jeunes porteurs d’un TSA

Les personnes avec un autisme prĂ©sentent en effet des rĂ©actions Ă  l’effort ou au stress sensoriel / cognitif assez fortes, en raison notamment :

  • d’une rĂ©activitĂ© autonome atypique (le système nerveux autonome) : dysautonomie
  • une variabilitĂ© cardiaque rĂ©duite
  • une rĂ©ponse au stress plus couteuse physiologiquement

    En cas d’effort physique ou mental, les symptĂ´mes les plus frĂ©quemment rapportĂ©s sont les suivants : fatigue Ă©crasante, courbatures / douleurs diffuses, brouillard mental, hypotension orthostatique ou malaise debout.

    Des travaux récents indiquent une prévalence plus élevée chez les personnes avec un TSA de POTS (dysautonomie présentant une augmentation anormale de la fréquence cardiaque (+/- 30 battements/min ou >120 bpm) , intolérance orthostatique, hypotension artérielle.

    • Repli / retrait brutal : besoin impĂ©rieux de s’isoler, se coucher, voire se cacher
    • Mutisme ou quasi-mutisme : difficultĂ© Ă  parler, Ă  rĂ©pondre, Ă  trouver les mots, parfois impossibilitĂ© totale de parler (mutisme sĂ©lectif situationnel)
    • Ralentissement global : mouvements lents ou figĂ©s, incapacitĂ© Ă  lancer une action simple (rĂ©pondre Ă  un mail, se lever, se doucher)
    • Effondrement cognitif : difficultĂ© Ă  traiter l’information, sensation de cerveau vide ou Ă©teint
    • Fatigue extrĂŞme : sans lien proportionnel avec l’effort visible, besoin de rester allongĂ© parfois plusieurs jours

    La personne ne peut pas (mĂŞme si elle le voudrait) ; cela n’est pas toujours visible de l’extĂ©rieur, la personne peut simplement demeurer calme et distante.

    Quels sont les déclencheurs et la dynamique ?

    • Une surcharge sensorielle (bruit, lumière, foule, odeur, textures ect..)
    • Une surcharge sociale (interactions prolongĂ©es, codes sociaux Ă  gĂ©rer, masquage, conflits)
    • Une surcharge cognitive (multitâche, changement de plan, imprĂ©vus, consignes floues)
    • Une surcharge Ă©motionnelle (conflits, critiques, sentiment d’injustice, anxiĂ©tĂ© prolongĂ©e)

    Quelles sont les causes identifiées ?

    • Un système nerveux autonome qui rĂ©agit de manière atypique (hyper-rĂ©activitĂ© au stress, difficultĂ© Ă  revenir Ă  un Ă©tat de base après stimulation, et prĂ©sence de POTS chez une partie des personnes avec TSA
    • Le cerveau autistique consomme plus de ressources pour gĂ©rer les signaux sensoriels et sociaux, cette sorte de « mise en veille » forcĂ©e Ă©vite le crash complet
    • Le traitement sensoriel (interoception) est atypique (fatigue, faim, douleur) la personne peut ne pas ressentir clairement les besoins, d’oĂą les shutdown qui semblent « tomber d’un coup ».

    Il y a majoritairement une dysrĂ©gulation du stress et de la gestion de l’Ă©nergie.

    Comment rendre compatible la dysrégulation autistique avec nos vies contemporaines ?

    En entreprise, la reconnaissance dĂ©coule de la performance ; mais c’est cette mĂŞme performance qui reste Ă  dĂ©finir : souhaite t’on de la crĂ©ativitĂ©, de l’inventivitĂ©, de l’autonomie ? ou leur prĂ©fère-t-on du rendement quotidien Ă©levĂ©, un travail collectif imposĂ© (rĂ©unions rĂ©pĂ©tĂ©es, brainstorming hebdomadaire), saupoudrĂ© d’un management parfois autoritaire qui challenge plus qu’il ne sollicite et n’Ă©veille de talents.

    C’est Ă©videment très difficile pour une personne avec autisme de concilier son Ă©nergie avec l’attente sociĂ©tale actuelle, les compĂ©titions de parcours scolaires puis professionnels et les notifications permanentes (rĂ©seaux sociaux, info continue ect) : le temps manque, or c’est prĂ©cisĂ©ment de temps de repos, de silence et de coupures sociales que les personnes avec TSA ont le plus besoin.

    Campagne électorale 2026 : municipales

    L’Association N/H/A ne fait pas de politique, nous aidons toutes les personnes sans distinction, dès lors qu’elles sont concernĂ©es par un TSA, TDAH ou Dys.

    Cette annĂ©e cependant, nous avons eu la chance qu’une candidate sur la liste du maire M. Julien WEILL, soit investie et pleinement dĂ©vouĂ©e Ă  la cause du handicap. Il s’agit de Mme Emmanuelle STIOUI, PrĂ©sidente et membre fondateur avec son Ă©poux du Village unique en France des Enfants-Extra-Ordinaires sur la commune de Saint-Maur-des-FossĂ©s.

    Nous sommes ravis de son Ă©lection et lui souhaitons une avancĂ©e prodigieuse autour du handicap. Merci Ă  toute l’Ă©quipe.

    Savonnette, le court métrage choc

    Savonnette, c’est le surnom de NoĂ© depuis qu’il a glissĂ© sous la douche dans les vestiaires de son collège. Alors que tout le monde l’Ă©vite, Sam un garçon populaire l’invite Ă  son anniversaire. Mais quelles sont ses vĂ©ritables intentions ? Un court mĂ©trage choc pour dĂ©noncer le harcèlement scolaire.

    Vous souhaitez vous engager dans la lutte contre le harcèlement ? Ne restez pas inactif.

    3018, le numéro national pour les victimes de harcèlement.

    Le harcèlement Ă  l’Ă©cole : le dispositif pHARe

    Politique anti harcèlement ecole

    La politique anti harcèlement Ă  l’Ă©cole en France repose sur plusieurs axes principaux :

    • PrĂ©vention : Ă‰duquer pour prĂ©venir les phĂ©nomènes de harcèlement et dĂ©velopper les compĂ©tences psychosociales des Ă©lèves.
    • Formation : Former une communautĂ© protectrice autour des Ă©lèves.
    • Intervention : Intervenir efficacement sur les situations de harcèlement.
    • Participation : Associer les parents et les partenaires de l’Ă©cole au dĂ©ploiement du programme.
    • Mobilisation : mobiliser les instances de dĂ©mocratie scolaire (CVC, CVL, et le CESCE)

    Le programme pHARe, lancĂ© en 2021, combine plusieurs actions et dispositifs pour prĂ©venir et intervenir sur le harcèlement et le cyberharcèlement dans les Ă©coles, collèges et lycĂ©es. Il s’adresse Ă  tous les membres de la communautĂ© Ă©ducative et repose sur les 5 piliers Ă©noncĂ©s (prĂ©vention, formation, intervention, participation et mobilisation). La journĂ©e nationale de lutte contre le harcèlement Ă  l’Ă©cole est organisĂ©e chaque annĂ©e en novembre.

    Depuis octobre 2023, le plan interministĂ©riel de lutte contre le harcèlement, ambitieux et sans prĂ©cĂ©dent, est mis en place. L’objectif est d’amĂ©liorer et de coordonner la rĂ©ponse des services du ministère de l’Éducation nationale face Ă  ce flĂ©au.

    • Lorsqu’un Ă©lève harceleur est repĂ©rĂ©, les Ă©quipes acadĂ©miques d’interventions pourront intervenir sur le terrain auprès des personnels dans les Ă©tablissements scolaires. En cas de harcèlement grave, le harceleur sera Ă©cartĂ© de l’établissement scolaire.
    • Toutes les situations de harcèlement seront systĂ©matiquement recensĂ©es au sein des Ă©coles et Ă©tablissements et transmises au procureur de la RĂ©publique le cas Ă©chĂ©ant.
    • Le dispositif Phare est obligatoire pour toutes les Ă©coles, tous les collèges et lycĂ©es depuis la rentrĂ©e 2023 avec comme objectif 100% de labellisation au niveau 1 de Phare.
    • Dans chaque Ă©tablissement scolaire, des coordinateurs harcèlement sont dĂ©signĂ©s, via le dispositif Phare.
      Le dĂ©ploiement de la formation de l’ensemble des personnels de l’éducation nationale se poursuit, l’objectif Ă©tant que 100 % des personnels soient formĂ©s d’ici 2027.
    • La sensibilisation des Ă©lèves et des parents au harcèlement est systĂ©matisĂ©e.
      • Le numĂ©ro d’alerte 3018, opĂ©rĂ© par l’association e-Enfance, est le numĂ©ro national unique pour alerter en cas de situation de harcèlement et de cyberharcèlement.

    Depuis la rentrĂ©e 2023, de nouvelles mesures ont Ă©tĂ© mises en place afin de prĂ©venir ou traiter plus efficacement et rapidement les situations les plus complexes, dans le premier degrĂ©.

    Certaines situations ne peuvent se résoudre qu’en séparant les élèves harcelés de leurs harceleurs. Avant 2024, Il n’était pas possible, contrairement au second degré où existent des procédures disciplinaires, de scolariser dans une autre école un élève du premier degré sans l’accord de ses parents. C’est pourquoi, deux réponses éducatives supplémentaires (2e et 3e niveaux) ont été mises en place, en fonction de la gravité de la situation afin d’assurer la protection des élèves victimes :

    • Premier niveau : la situation est prise en charge et l’équipe Ă©ducative est Ă  mĂŞme de rĂ©soudre la situation. Les Ă©lèves et les parents adhèrent Ă  la mĂ©thode : la situation est rĂ©solue.
    • Deuxième niveau : malgrĂ© la tentative de conciliation, la situation de harcèlement perdure. Dans ce cas, une Ă©quipe dĂ©partementale d’intervention se rendra sur place pour concourir Ă  la rĂ©solution de la situation de harcèlement et de son suivi. Les psychologues de l’éducation nationale ainsi que les personnels de santĂ© pourront ĂŞtre associĂ©s Ă  la rĂ©flexion.
    • Troisième niveau : lorsque, malgrĂ© les actions engagĂ©es, le comportement intentionnel et rĂ©pĂ©tĂ© d’un Ă©lève auteur de harcèlement fait peser une menace grave sur la sĂ©curitĂ© ou la santĂ© d’autres Ă©lèves, une mesure exceptionnelle peut ĂŞtre prise : l’enfant peut ĂŞtre scolarisĂ© dans une autre Ă©cole, sans que l’accord de ses reprĂ©sentants lĂ©gaux soit requis. Cette dĂ©cision doit toutefois ĂŞtre validĂ©e par le maire de la commune d’accueil. Ce dispositif est encadrĂ© par l’article R. 411‑11‑1 du Code de l’éducation.

    Le harcèlement, un délit

    Le harcèlement se dĂ©finit comme une violence rĂ©pĂ©tĂ©e qui peut ĂŞtre verbale, physique ou psychologique. Cette violence se retrouve aussi au sein de l’école : elle est le fait d’un ou de plusieurs Ă©lèves Ă  l’encontre d’une victime qui ne peut se dĂ©fendre. Lorsqu’un enfant ou un adolescent est insultĂ©, menacĂ©, battu, bousculĂ© ou reçoit des messages injurieux Ă  rĂ©pĂ©tition, on parle donc de harcèlement. Depuis la loi n° 2022-299 du 2 mars 2022 (harcèlement scolaire) , ce phĂ©nomène est reconnu comme un dĂ©lit.

    Avec l’utilisation permanente des nouvelles technologies de communication (téléphones, réseaux sociaux numériques), le harcèlement entre élèves se poursuit en dehors de l’enceinte des établissements scolaires. On parle alors de cyber-harcèlement.
    Le cyber-harcèlement est défini comme « un acte agressif, intentionnel perpétré par un individu ou un groupe d’individus au moyen de formes de communication électroniques, de façon répétée à l’encontre d’une victime qui ne peut facilement se défendre seule ».
    Le cyber-harcèlement se pratique via les téléphones portables, messageries instantanées, forums, chats, jeux en ligne, courriers électroniques, réseaux sociaux, site de partage de photographies, etc.

    Les apports de la loi du 2 mars 2022

    Le Code de l’Education comporte dĂ©sormais en son article L 111-6 lequel dispose que :

    « Aucun Ă©lève ou Ă©tudiant ne doit subir de faits de harcèlement rĂ©sultant de propos ou comportements, commis au sein de l’Ă©tablissement d’enseignement ou en marge de la vie scolaire ou universitaire et ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte Ă  sa dignitĂ©, d’altĂ©rer sa santĂ© physique ou mentale ou de dĂ©grader ses conditions d’apprentissage. Ces faits peuvent ĂŞtre constitutifs du dĂ©lit de harcèlement scolaire prĂ©vu Ă  l’article 222-33-2-3 du code pĂ©nal »

    « Les Ă©tablissements d’enseignement scolaire et supĂ©rieur publics et privĂ©s ainsi que le rĂ©seau des Ĺ“uvres universitaires prennent les mesures appropriĂ©es visant Ă  lutter contre le harcèlement dans le cadre scolaire et universitaire. Ces mesures visent notamment Ă  prĂ©venir l’apparition de situations de harcèlement, Ă  favoriser leur dĂ©tection par la communautĂ© Ă©ducative afin d’y apporter une rĂ©ponse rapide et coordonnĂ©e et Ă  orienter les victimes, les tĂ©moins et les auteurs, le cas Ă©chĂ©ant, vers les services appropriĂ©s et les associations susceptibles de leur proposer un accompagnement. « Une information sur les risques liĂ©s au harcèlement scolaire, notamment au cyberharcèlement, est dĂ©livrĂ©e chaque annĂ©e aux Ă©lèves et parents d’Ă©lèves. »

    L’article L.543-1 du Code de l’Education dispose que : « Le projet d’Ă©cole ou d’Ă©tablissement mentionnĂ© Ă  l’article L. 401-1 fixe les lignes directrices et les procĂ©dures destinĂ©es Ă  la prĂ©vention, Ă  la dĂ©tection et au traitement des faits constitutifs de harcèlement au sens de l’article 222-33-2-3 du code pĂ©nal. « Pour l’Ă©laboration des lignes directrices et des procĂ©dures mentionnĂ©es au premier alinĂ©a du prĂ©sent article, les reprĂ©sentants de la communautĂ© Ă©ducative associent les personnels mĂ©dicaux, les infirmiers, les assistants de service social et les psychologues de l’Ă©ducation nationale intervenant au sein de l’Ă©cole ou de l’Ă©tablissement. »

    L’article L 312-15 du Code de l’Education prĂ©voit enfin que : « Une information destinĂ©e Ă  la communautĂ© Ă©ducative, pour se familiariser avec le milieu associatif local et national et les liens qui peuvent ĂŞtre créés entre associations et Ă©tablissements scolaires, est Ă©ditĂ©e par le ministère chargĂ© de l’Ă©ducation nationale. Elle indique notamment les liens qui peuvent ĂŞtre créés avec les associations visant Ă  lutter contre le harcèlement scolaire ou Ă  en soutenir les victimes« 

    Le Code Pénal a été modifié

    La section 3 bis du chapitre II du titre II du livre II du code pénal est complétée par un article 222-33-2-3 ainsi rédigé :

     » Constituent un harcèlement scolaire les faits de harcèlement moral dĂ©finis aux quatre premiers alinĂ©as de l’article 222-33-2-2 lorsqu’ils sont commis Ă  l’encontre d’un Ă©lève par toute personne Ă©tudiant ou exerçant une activitĂ© professionnelle au sein du mĂŞme Ă©tablissement d’enseignement. »
    « Le harcèlement scolaire est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende lorsqu’il a causĂ© une incapacitĂ© totale de travail infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  huit jours ou n’a entraĂ®nĂ© aucune incapacitĂ© de travail »
    « Les peines sont portĂ©es Ă  cinq ans d’emprisonnement et Ă  75 000 € d’amende lorsque les faits ont causĂ© une incapacitĂ© totale de travail supĂ©rieure Ă  huit jours »
    « Les peines sont portĂ©es Ă  dix ans d’emprisonnement et Ă  150 000 € d’amende lorsque les faits ont conduit la victime Ă  se suicider ou Ă  tenter de se suicider »
    « Le prĂ©sent article est Ă©galement applicable lorsque la commission des faits mentionnĂ©s au premier alinĂ©a du prĂ©sent article se poursuit alors que l’auteur ou la victime n’Ă©tudie plus ou n’exerce plus au sein de l’Ă©tablissement. »

    Le Code la Justice Pénale des mineurs est modifié

    Le code de la justice pénale des mineurs est ainsi modifié :

    • L’article L. 112-2 9° est complĂ©tĂ© : « l’obligation de suivre un stage de formation civique, d’une durĂ©e qui ne peut excĂ©der un mois, ayant pour objet de rappeler au mineur les obligations rĂ©sultant de la loi. Ce stage peut comporter un volet spĂ©cifique de sensibilisation aux risques liĂ©s au harcèlement scolaire.« 
    • L’article L. 122-5 alinĂ©a 2 ème est ajoutĂ© : « Lorsqu’il est prononcĂ© pour une infraction commise dans le cadre de la scolaritĂ©, le stage de citoyennetĂ© prĂ©vu au 1° de l’article 131-5-1 du code pĂ©nal peut comporter un volet spĂ©cifique de sensibilisation aux risques liĂ©s au harcèlement scolaire. » ;
    • L’article L. 422-1 alinĂ©a 2 est ajoutĂ© : « Lorsque le procureur de la RĂ©publique fait application de l’article 41-1 du Code procĂ©dure pĂ©nale relatif aux alternatives aux poursuites Ă  l’Ă©gard d’un mineur, la mesure prĂ©vue au 2° de cet article peut Ă©galement consister en l’accomplissement d’un stage de formation civique ou en une consultation auprès d’un psychiatre ou d’un psychologue. « Lorsqu’il est prononcĂ© pour une infraction commise dans le cadre de la scolaritĂ©, le stage de formation civique peut comporter un volet spĂ©cifique de sensibilisation aux risques liĂ©s au harcèlement scolaire. » ;
    • L’article L. 422-3 1° est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e : « Lorsqu’il est prononcĂ© pour une infraction commise dans le cadre de la scolaritĂ©, ce stage peut comporter un volet spĂ©cifique de sensibilisation aux risques liĂ©s au harcèlement scolaire ; ».

    La discrimination raciale est une autre des prioritĂ©s de la communautĂ© Ă©ducative, et s’inscrit dans les actions prĂ©vues par la JournĂ©e Mondiale de lutte contre les discriminations raciales La journĂ©e internationale pour l’élimination de la discrimination raciale est le 21 mars – Nos HĂ©roĂŻques Atypiques @2026

    Concrètement, quels sont les protocoles mis en place dans les écoles ?

    Un questionnaire d’auto-évaluation sur le harcèlement à l’école


    Tous les Ă©lèves des Ă©coles, du CE2 au CM2, des collèges et des lycĂ©es ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  remplir un questionnaire d’auto-Ă©valuation sur le harcèlement Ă  l’école. Son objectif Ă©tait de mieux dĂ©tecter les situations de harcèlement au sein des Ă©tablissements, d’Ă©viter l’installation de situations de harcèlement entre Ă©lèves et favoriser l’engagement de tous dans la lutte contre le harcèlement.
    EncadrĂ©s par des adultes, prioritairement leur professeur des Ă©coles ou leur professeur principal, les Ă©lèves Ă©taient invitĂ©s Ă  remplir le questionnaire de manière nominative, sauf s’ils prĂ©fèrent rester anonymes (les rĂ©ponses des Ă©lèves sont strictement confidentielles) au cours d’une sĂ©quence dĂ©diĂ©e de deux heures en classe, entre le jeudi 6 et le vendredi 14 novembre 2025.


    Les professeurs ont analysé les questionnaires pour :
    – Ă©valuer s’il existe un phĂ©nomène de harcèlement dans la classe, l’école, le collège ou le lycĂ©e et agir en consĂ©quence ;
    – Ă©valuer la qualitĂ© de vie Ă  l’école, au collège ou au lycĂ©e et mettre en place des actions pour l’amĂ©liorer ;
    – dĂ©tecter et prendre en charge une situation individuelle de harcèlement.
    Les rĂ©sultats seront communiquĂ©s aux chefs d’établissements. Ils permettront de rĂ©aliser une analyse statistique sur le harcèlement Ă  l’échelle nationale.

    Dans les Ă©tablissements d’enseignements catholiques

    Le Plan « BOUSSOLE » est un processus cyclique destiné à :

    • impliquer tous les acteurs,
    • prendre le temps de discerner,
    • se donner les moyens d’agir.

    Il est conçu pour être appliqué par année scolaire, selon la chronologie suivante :

    1. Impliquer la communauté éducative
    2. Réaliser l’auto-diagnostic « Boussole »
    3. Fixer des objectifs
    4. Établir un plan d’action
    5. Evaluer les effets

    Les ressources liĂ©es au plan Boussole sont disponibles ici : Plan boussole – PrĂ©vention harcèlement enseignement catholique

    En cas de harcèlement caractĂ©risĂ©, c’est Ă  dire remplissant les critères de l‘article 222-33-2 du Code PĂ©nal : le fait de harceler autrui par des propos ou comportements rĂ©pĂ©tĂ©s ayant pour objet ou pour effet une dĂ©gradation des conditions (de vie, ajout du rĂ©dacteur) susceptible de porter atteinte Ă  ses droits et Ă  sa dignitĂ©, d’altĂ©rer sa santĂ© physique ou mentale ou de compromettre son avenir (in situ, ajout du rĂ©dacteur) est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende, prĂ©venez le Chef d’Ă©tablissement et l’Inspecteur de l’Education Nationale, lesquels sont responsables des conditions d’accueil des Ă©lèves au terme de la loi.

    En cas d’urgence, des numĂ©ros de renseignements et de plateformes numĂ©riques ont Ă©tĂ© mise en place : le 3018 est gĂ©rĂ© par est gĂ©rĂ© par l’association e-Enfance qui accompagne les jeunes et les parents et agit dans les Ă©coles pour la prĂ©vention.

    Si vous connaissez un enfant victime de harcèlement, contactez le numéro d’écoute national pour les victimes qui est le 3020. Il s’agit d’un numéro gratuit et confidentiel accessible du lundi au vendredi. D’autre part, pour protéger la victime, il est conseillé de rapidement prendre contact avec un expert en santé mentale, un psychologue, psychiatre, pour éviter qu’un traumatisme s’installe et vienne créer encore plus de dégât chez la victime.

    Les boites aux lettres dans les Ă©coles, une idĂ©e de l’Association Les Papillons

    Le système fonctionne, il suffit que l’Ă©tablissement dispose une boite aux lettres au sein de ses bâtiments : Ă€ propos | Les Papillons

    A lire sur le web pour compléter ses ressources :

    La journĂ©e internationale pour l’Ă©limination de la discrimination raciale est le 21 mars

    L’Ă©ducation pour agir contre le racisme et l’antisĂ©mitisme

    Le 21 mars a Ă©tĂ© proclamĂ© « JournĂ©e internationale pour l’Ă©limination de la discrimination raciale » en 1966 par l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies. Faire acquĂ©rir Ă  tous les Ă©lèves le respect de l’égale dignitĂ© des ĂŞtres humains, de la libertĂ© de conscience et de la laĂŻcitĂ© est une mission de l’École.

    En 2026, la Semaine d’Ă©ducation contre le racisme et l’antisĂ©mitisme se dĂ©roule du 21 au 28 mars. Elle associe l’ensemble de la communautĂ© Ă©ducative et pĂ©dagogique, dont les parents d’Ă©lèves et les personnels des Ă©tablissements scolaires, les organisations Ă©tudiantes et lycĂ©ennes, ainsi que les associations complĂ©mentaires de l’Ă©ducation, en particuliers qui concourent Ă  la lutte contre les discriminations, la xĂ©nophobie, le racisme et l’antisĂ©mitisme.

    Cette semaine organisĂ©e en partenariat avec la DĂ©lĂ©gation InterministĂ©rielle Ă  la Lutte Contre le Racisme, l’AntisĂ©mitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH) constitue un grand temps fĂ©dĂ©rateur visant Ă  promouvoir les valeurs et les principes fondamentaux de la RĂ©publique. Son objectif est de sensibiliser les Ă©lèves des Ă©coles, collèges et lycĂ©es, Ă  la prĂ©vention du racisme, de l’antisĂ©mitisme et de toutes les formes de discriminations

    Sources : Ministère de l’Education Nationale : La Semaine d’Ă©ducation et d’actions contre le racisme et l’antisĂ©mitisme | Ministère de l’Education nationale

    Le groupe de discussion

    Etre parent d’un jeune avec une neuroatypie, c’est une difficultĂ© qui se rajoute au rĂ´le de parent. Le parent devient par nĂ©cessitĂ© un aidant au quotidien, et doit faire face Ă  une multitude de questions, de difficultĂ©s, qu’il lui faut rĂ©soudre au mieux dans l’intĂ©rĂŞt de son enfant. Faire face Ă  ces difficultĂ©s demande des ressources et de la rĂ©silience, de l’abnĂ©gation : certains parents trouvent une force dans cet apprentissage de la diversitĂ©, d’autres connaissent des difficultĂ©s.

    Le groupe WhatsApp de l’association permet aux parents d’Ă©changer librement, entre eux, de manière confidentielle et anonyme s’ils le souhaitent. C’est aussi et surtout un espace de rĂ©confort, un entre-soi de familles Ă  particularitĂ©. Sur ce fil social, il n’y a ni jugement ni barrières : chacun est libre de partager ses joies et ses peines, en toute sĂ©curitĂ©. Des amitiĂ©s peuvent aussi s’y nouer.

    C’est enfin un groupe d’informations, d’actualitĂ©, sur les dernières recherches, les Ă©vènements locaux organisĂ©s et source de tips partagĂ©s par les familles.

    Nos actions locales : nos statuts

    L’association Nos HĂ©roĂŻques Atypiques a Ă©tĂ© fondĂ©e en fĂ©vrier 2024, avec pour ambition de transformer le regard sur les troubles du neurodĂ©veloppement. Le DSM-V qui Ă©tablit les typologies internationale des troubles mentaux, dĂ©finit le TSA ainsi que le TDA/H. Cette source mĂ©dicale est Ă  l’origine de nombreuses difficultĂ©s d’apprĂ©hension de l’autisme et du TDA/H dans la sociĂ©tĂ© : lĂ  oĂą un effort considĂ©rable est demandĂ© constamment aux familles, en termes d’adaptation, de « sur adaptation » mĂŞme, devrait on dire, la sociĂ©tĂ© n’a pas jouĂ© le rĂ´le qui lui Ă©tait attendu.

    C’est ce regard que nous souhaitons Ă©claircir et agrandir : nos jeunes doivent ĂŞtre scolarisĂ©s en milieu ordinaire, puis insĂ©rĂ©s dans nos entreprises. Quand il n’y a pas de trouble des facultĂ©s intellectuelles, le jeune peut prĂ©tendre Ă  un parcours tout Ă  fait classique, nĂ©cessitant des amĂ©nagements peu fastidieux.

    Nos statuts ont évolués en Janvier 2026 pour accompagner les personnes adultes.

    Notre association a retenu dans le cadre de ses statuts les enjeux suivants

    • Militer et Ĺ“uvrer pour une reconnaissance des droits et une prise en compte de la spĂ©cificitĂ© des personnes diagnostiquĂ©es TSA, TDAH ou DYS (jeunes et adultes)
    • Soutenir et accompagner les familles de ces personnes (rencontres, Ă©changes, informations.)
    • Etablir un rĂ©seau local entre partenaires de santĂ©, familles et Ă©tablissements scolaires, visant Ă  l’orientation vers un diagnostic prĂ©coce et la mise en place de mesures psycho-Ă©ducatives et accompagnement mĂ©dical appropriĂ©s dès le plus jeune âge.
    • Mettre en place des activitĂ©s culturelles ou associatives pour les personnes diagnostiquĂ©es TSA, TDAH, ou DYS afin de palier Ă  leur isolement social.
    • ĂŠtre source d’information et de documentation sur la thĂ©matique des troubles du neurodĂ©veloppement.

    Nous vous en remercions infiniment

    https://www.helloasso.com/associations/nos-heroiques-atypiques-nha/formulaires/1

    Vie de l’association locale

    Nos Héroïques Atypiques est une association de parents motivés et engagés pour le meilleur avenir possible de leurs enfants / adolescents / jeunes adultes.

    Nous organisons chaque mois :

    • Un cafĂ© des parents qui accueille aussi les jeunes pour une expĂ©rience de sociabilisation – ces rencontrent ont lieu le samedi au CafĂ© de la FraternitĂ©, sis 2, Avenue Victor Hugo 94160 St MandĂ©
    • Des activitĂ©s selon les bĂ©nĂ©voles rencontrĂ©s.
    • Des soirĂ©es / Ă©vènements de sensibilisation autour des troubles du neurodĂ©veloppement (autisme, TDA/H et troubles Dys)

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