Un trouble de l’attention et/ ou de l’hyperactivité ?
Le TDAH porte très mal son nom ! : il vaudrait mieux parler d’un trouble de la régulation attentionnelle et/ou de la régulation émotionnelle.
< Le TDAH, c’est une mode de nos jours > ; en effet, il n’est pas rare de lire un article ou de visionner un documentaire sur ce trouble qui fait beaucoup parler de lui. Pour autant, ce n’est pas une mode mais un trouble, qui occasionne bien des difficultés dans la vie des individus qui en sont atteints. Et même s’il ne s’agit là encore pas d’une maladie, il est toutefois possible de réduire son expression par des traitements qui sont efficaces (ex : le méthylphénidate).
Le TDA/H peut présenter soit une difficulté à réguler son attention, soit une difficulté à réguler ses émotions ; soit les deux.
Il emporte une gêne considérable dans la vie de l’individu, et doit avoir été exprimé avant l’âge de 12 ans : passé cet âge, ce sont d’autres causes de l’agitation qui excluent la présence d’un trouble du neurodéveloppement.
Pour rappel, le diagnostic d’un TDA/H doit être effectué par un professionnel de santé : un neuropsychologue ou un médecin psychiatre, ou tout autre professionnel spécifiquement formé. Seul un médecin peut poser définitivement le diagnostic et délivrer le certificat médical qui y correspond.
Que recherche le diagnostic du TDA ?
Que recherche le diagnostic du TDH ?
La personne doit cocher à minima 6 des symptômes possibles, et les exprimer dans au moins 2 environnements différents (ex : l’école ou au domicile).
Bien évidement, nous sommes tous différents, et de nombreuses personnes peuvent exprimer une sensation de troubles tels que décrits ci-dessus : ce qui doit orienter vers un TDA/H, ce sont les effets négatifs ou la réduction de la qualité du fonctionnement social, scolaire et/ou professionnel.
A savoir :
le TDAH peut être combiné : un TDA + un TDH
le TDA peut être prédominant : 6 critères sont retenus pour l’attention fluctuante, mais pas pour le TDH
Le TDH peut être prédominant : 6 critères sont retenus pour l’hyperactivité/impulsivité, mais pas pour le TDA.
Il existe 3 niveaux de sévérité : léger (6 symptômes présents sur les 9), moyen, et sévère (9 /9 symptômes sont présents)
Pour retrouver les informations utiles qui concernent le trouble TDAH, vous pouvez consulter :
Les « RBPP », c’est un terme que vous allez entendre fréquemment, dès l’instant où vous aurez mis un pied dans le monde de l’autisme ou de la neuro-atypie. Il convient ici d’être catégorique : les RBPP doivent prévaloir sur toute autre approche défendue par les professionnels. Le courant psychanalytique en France a causé un retard considérable sur la prise en charge des autistes, qu’ils soient de niveau 1, 2 ou 3. Les troubles du neurodéveloppement (TND), très longtemps assimilés à des troubles mentaux, qui concernent l’autisme, le TDAH, et les troubles DYS, s’ils sont multifactoriels, sont présents dès la naissance des individus : un enfant ne devient pas en grandissant autiste ou TDAH1 ou Dys, il est né ainsi. Il faut ainsi choisir des professionnels de santé qui appliquent les recommandations des bonnes pratiques professionnelles et sont au fait de la littérature médicale contemporaine. Inutile d’aller investiguer sur une suspicion de relation fusionnelle avec la mère ou des méthodes éducatives qui seraient trop souples dans la famille …
Le cerveau des individus neuroatypiques (par opposition aux individus neurotypiques) rencontrent une maturation différente. Chez tout individu, le développement du cerveau après la naissance connait un réseau de synapses2 intense qui se met en place : le cerveau des bébés est en quelque sorte, hyperconnecté. Au fur et à mesure que l’enfant grandit, un mécanisme naturel d’élagage des synapses inutiles se met en place, ne conservant que celles utiles. Chez les enfants autistes, ce mécanisme ne fonctionne pas, en raison de l’activité du protéine, mTOR, laquelle inhibe la disparition des synapses. En moyenne, des recherches ont constaté jusqu’à > 40% de synapses en plus dans le cerveau d’un jeune adulte autiste. Dans le TDAH, des neurotransmetteurs sont dysfonctionnels : on a pu constater un déséquilibre entre les productions du système dopaminergique, et de la noradrénaline. De même, le lobe frontal, responsable de fonctions supérieures, comme l’inhibition, la planification et la modulation des réponses, et le striatum, serait défaillants.
Les recommandations des bonnes pratiques professionnelles sont publiées par la Haute Autorité de Santé française, pour promouvoir un accompagnement de qualité des personnes autistes ou TDAH
La Haute Autorité de Santé (HAS) publie des recommandations pour promouvoir un accompagnement de qualité des personnes relevant du trouble du neurodéveloppement : l’objectif est de proposer un accompagnement personnalisé à chaque personne avec un trouble du spectre autistique (TSA) ou trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)afin d’améliorer son bien-être et ses compétences. Ces recommandations visent aussi à identifier et mieux gérer les comportements inadaptés. Un guide méthodologique décrit les étapes et les modalités d’élaboration des RBPP pour le secteur social et médico-social.
Ces recommandations ont été établies par la Commission de l’évaluation et de l’amélioration de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux[1] (CSMS).
De quoi s’agit-il ? Les recommandations de bonnes pratiques professionnelles (RBPP) pour le secteur social et médico-social sont des propositions développées méthodiquement pour permettre aux professionnels du secteur de faire évoluer leurs pratiques afin d’améliorer la qualité des interventions et de l’accompagnement. Elles reflètent le consensus autour de l’état de l’art et des connaissances à un moment donné. Elles ne sauraient dispenser les professionnels d’exercer leur discernement dans l’élaboration et le choix de l’accompagnement qu’ils estiment le plus approprié, en fonction de leurs propres constats et des attentes des personnes accompagnées. Elles ont pour objectif de mettre à la disposition des professionnels des repères, des orientations, des outils pour : ‒ développer les organisations, les actions et les postures permettant de proposer l’accompagnement le mieux adapté dans des circonstances données ‒ mettre en œuvre la démarche d’amélioration continue de la qualité Elles doivent donc être distinguées des standards et des normes qui définissent des critères d’évaluation. Elles peuvent aussi être utilisées dans le cadre de la formation initiale et continue des professionnels.
Dans le moteur « recherche » du site de la HAS, si vous tapez le mot « autisme », vous aboutirez à 227 ressources, et pour le mot « TDAH », à 65 ressources.