La soirée du MAPE en association avec la Librairie Paroles, autour du TDAH, le 9 juin 2026

Fidèle à sa mission de soutien aux familles, NHA s’est associée à la promotion de cet événement et a apporté son soutien à l’initiative : les rencontres organisées par les associations de parents d’élèves sont fondamentales, elles permettent de relier les acteurs principaux autour des élèves (parents et enseignants). Les intervenants spécialisés ont pu apporter des repères concrets,  favoriser le dialogue entre les familles et le monde scolaire, et explorer les meilleurs pistes pratiques pour mieux accompagner les jeunes dans leur quotidien.

Journée de sensibilisation au TDA/H • 12 juin 2026

Informer, échanger et faire grandir la solidarité

À l’occasion de la Journée de sensibilisation au TDA/H du 12 juin, Nos Héroïques Atypiques a eu le plaisir de s’associer à son partenaire vincennois, Actions pour l’Autisme Asperger, pour tenir un stand dédié à l’information, à l’écoute et au partage.

Tout au long de l’après-midi, de nombreuses familles, proches et personnes concernées sont venues à notre rencontre. Grâce à une sélection de documents, de ressources pratiques et surtout à des échanges riches et bienveillants, chacun a pu trouver des informations, partager son vécu ou être orienté vers les dispositifs et professionnels susceptibles de l’accompagner.

Cette journée a une nouvelle fois démontré combien les rencontres sont essentielles. En créant du lien entre les familles, les associations et les acteurs locaux, nous contribuons ensemble à mieux faire connaître les troubles du neurodéveloppement, à lutter contre les idées reçues et à rompre l’isolement que peuvent parfois ressentir les personnes concernées et leurs proches.

Un grand merci à toutes les personnes qui sont venues partager ce moment avec nous, ainsi qu’à notre partenaire Actions pour l’Autisme Asperger pour cette belle action commune au service des familles et de la sensibilisation. 💙

Le replay de la soirée du 7 avril 2026

Une belle soirée dédiée à l’autisme et à l’inclusion

À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme et dans le cadre de la stratégie nationale 2023-2027 pour les troubles du neurodéveloppement, l’association saint-mandéenne Nos Héroïques Atypiques (NHA) a eu le plaisir d’organiser une soirée exceptionnelle consacrée à l’autisme, placée sous le signe du partage, de l’inclusion et de la rencontre.

La soirée a débuté par la projection d’un film réalisé par AFG Autisme, retraçant l’aventure humaine et collective qui a permis, depuis 2005, la création d’un réseau de plus de 70 établissements en France. Ce documentaire met à l’honneur les personnes autistes elles-mêmes, véritables actrices et acteurs de leur parcours et du projet associatif.

À l’issue de la projection, une table ronde riche en témoignages et en échanges a réuni de nombreux intervenants engagés :

  • André Masin, président d’AFG Autisme, accompagné de Chams-ddine Belkhayat
  • Françoise Dorocq, fondatrice d’Apte Autisme et créatrice de la méthode Dolce, un enseignement musical inclusif
  • Isabelle Mourrieras, bénévole de l’association Actions pour l’Autisme Asperger
  • Emmanuelle Stioui, représentante du Village des Enfants Extra-ordinaires
  • Claire Bessalem, présidente de Nos Héroïques Atypiques

Les échanges se sont ensuite poursuivis avec le public dans une ambiance conviviale et bienveillante, permettant à chacun de partager son expérience, de poser ses questions et de faire avancer la compréhension de l’autisme. La soirée s’est conclue autour d’un verre de l’amitié, offrant un moment chaleureux de rencontre et de lien entre familles, professionnels, bénévoles et personnes concernées.

Pour visionner notre replay c’est ici :

Campagne des municipales 2026

Parce que les familles concernées et les associations de terrain ont besoin d’interlocuteurs à l’écoute et engagés, il est essentiel de pouvoir compter sur des élus sensibilisés aux enjeux des troubles du neurodéveloppement (TND) au sein de nos municipalités. Cette année, nous avons la grande satisfaction de voir une candidate particulièrement investie figurer sur la liste conduite par M. Julien Weill. Il s’agit de Mme Emmanuelle Stioui, cofondatrice et présidente, avec son époux, du Village des Enfants Extra-Ordinaires à Saint-Maur-des-Fossés, une initiative unique en France au service des enfants en situation de handicap et de leurs familles. Son engagement de longue date et sa connaissance des réalités du terrain constituent un véritable atout pour faire progresser l’inclusion et la prise en compte du handicap au niveau local.

Nous lui souhaitons de belles avancées en faveur du handicap et la pleine réussite dans ses projets. Un grand merci à toute l’équipe municipale pour son engagement !

Le colloque d’AFG Autisme

A l’occasion de ses 20 ans, AFG Autisme organisait le 13/09, un colloque regroupant scientifiques, juristes et politiques, pour constater l’évolution sur le terrain et échanger sur les défis à venir.

Vice-Président d’autisme France, M André Masin a fondé l’AFG (association française de Gestion de services et établissements pour personnes autistes) en février 2005.

Intervention de Jonathan Martinez, directeur général d’AFG Autisme depuis avril 2023 ; diplômé de Sciences Po Paris, il travaille depuis une quinzaine d’années dans le secteur de l’économie sociale et solidaire.

L’association gère plus de 80 établissements, services et dispositifs répartis dans 6 régions et 13 départements, pour répondre aux besoins spécifiques des enfants et adultes qu’elle accompagne (1500 familles). Elle propose des dispositifs d’unités d’enseignement (UEMA, UEEA), des services médico-sociaux (SESSAD, SAMSAH), des lieux de vie et d’hébergement (MAS, FAM, EAM, foyers de vie..) et des solutions de répit pour les aidants. Elle développe aussi des partenariats culturels et des ateliers gratuits de formation à la guidance parentale pour les enfants de 0 à 8 ans. Enfin, l’association forme les professionnels, et pilote des comités scientifiques depuis 2023 en appliquant les recommandations de la HAS.

Son action s’articule autour de 3 priorités :

  • améliorer la qualité de vie des personnes autistes
  • garantir l’accès aux droits, condition d’une pleine citoyenneté
  • développer des structures innovantes pour combler les manques

M Etienne POT, nommé en novembre 2023 délégué interministériel à la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement : un discours sans ambigüité, qui rappelle fermement que la psychanalyse n’a plus lieu sa place en matière de TND. C’est un accompagnement médical qui doit être sollicité par les familles, avec un diagnostic précoce, et des accompagnements pluriels (psychomotricien, ergothérapeutes, orthoptistes ect.). Les progrès des personnes avec autisme sont possibles toute leur vie.

Les enfants porteurs d’autisme, quand il n’y a pas de déficience intellectuelle associée, ont toute leur place en milieu scolaire ordinaire. M POT annonce la création d’un portail national piloté par un comité scientifique qui incluera les formations revendiquant clairement leur conformité aux recommandations de la HAS (Haute Autorité de Santé).

C’est au tour de Mme Evelyne Friedel de prendre la parole sur le sujet très en vogue de l’inclusion, sujet dont elle s’empara en 2002, en saisissant par son statut d’Avocate le Conseil de l’Europe d’une réclamation collective contre la France, pour non prise en charge éducative des personnes autistes (en violation des dispositions de la Charte sociale européenne). La France fut condamnée en 2003.

La prise en charge de la santé mentale connait une forte institutionnalisation au cours des 19 et 20ème siècles : les personnes sont alors plus reconnues malades qu’handicapées, en Europe et aux Etats-Unis, avec un accent lors du communisme. Puis à partir des années 60/70, un courant inverse s’installe : la désinstitutionalisation. Les Etats européens ferment progressivement leurs établissements, ce qui aboutit à une vraie problématique pour les plus vulnérables, laissés pour compte dans leurs familles.

La France a ratifié en 2010 la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CRDPH) de l’ONU, et son article 19 dispose 3 principes : la liberté du choix du lieu de vie, l’accès à une gamme de services à domicile ou en établissement, et l’adaptation des services et équipements pour répondre aux besoins spécifiques. Il s’agit non pas ici de désinstitutionnaliser, mais bien d’adapter les services et établissements pour que ces derniers s’inscrivent dans une démarche d’inclusion. En septembre 2022, le Comité des droits des personnes handicapées des N-U a adopté des lignes directrices, avec une lecture réductrice des droits et dogmatique : il demande aux Etats de légiférer afin de criminaliser la détention sur la base du handicap et de l’institutionnalisation, et faire reconnaitre que celle-ci, si fondée sur le handicap, représente une forme de discrimination. L’objectif annoncé est de fermer les établissements. Des ONG militent en ce sens, et ont conduit à la réduction drastique des financements d’établissements. Les personnes les plus vulnérables sont donc privées de toute solution réelle, et voient leur situation s’aggraver. Pourtant, la création de microstructures ouvertes sur la cité et des habitats inclusifs adossés à des établissements de jour peuvent être une solution, et l’inclusion peut se construire au sein d’établissements médicaux sociaux qui innovent sur les modalités d’accompagnement et de participation sociale. Le maintien à domicile d’une personne en besoin d’aide permanente, au prétexte de la désinstitutionalisation, engendre de l’insécurité et de l’isolement. C’est le sens de la réforme SERAFIN-PH pour une allocation individualisée des personnes handicapées qui devrait être généralisée en 2025 : rendre le financement des établissements et services plus équitable et centré sur le projet de vie individuel.

La fondation Malakoff Humanis Handicap

Invités du colloque, Mme Chrystèle Botton – directrice des projets santé de la Fondation Malakoff Humanis Handicap – et M Adrien Baudet – directeur général de Koreis, agence de conseil et recherche en impact social œuvrant auprès d’associations et de fondations, présentent les travaux de mesure d’impact des projets en faveur des personnes autistes, de leurs proches, et des professionnels qui les accompagnent. L’étude sera disponible dès le 9 octobre, sur le site de la fondation.

Bientraitance et autisme, quelles particularités ?

Intervention de Mme Monique Martinet, neuropsychiatre, pédiatre et chercheuse française, présidente d’Action Information Recherche (AIR) et de la Commission Santé de l’Union Européenne Féminine.

Les études menées indiquent que les enfants ayant des troubles autistiques rapportent encore un vécu scolaire trop souvent psychotraumatique, qui amplifie leurs troubles. En école maternelle, primaire puis au collège, le harcèlement cible particulièrement les enfants relevant d’un TND. Devant un harcèlement accru, il est indispensable que les parents s’interrogent et prennent toutes les précautions nécessaires, mais aussi prennent les devants et expliquent clairement les traits autistiques au corps enseignant.

Une tendance forte à la dysphorie de genre est aussi constatée : le médecin indique la prévalence de 3 à 6 fois plus sur les jeunes à troubles autistiques que dans la population générale, et donc la nécessité pour le corps médical, dans ce contexte, de veiller au préalable à rechercher un TSA sous-jacent ou une autre pathologie psychologique. L’identité assez confuse pour certains autistes, et la difficulté à s’adapter au stéréotype de genre, un malaise corporel, enfin une pensée rigide, peuvent aboutir à la dysphorie de genre. Il faut être prudent car si l’intérêt spécifique (ex : appartenance à une communauté minoritaire) se modifie, la chirurgie effectuée ne peut pas toujours être modifiée par la suite.

Enfin, il est constaté aussi la maltraitance parfois répétée des jeunes femmes (violences sexuelles ou intra-familiales) en raison d’une faible perception des intentions d’autrui, en lien avec leur autisme. Il faut s’en inquiéter devant une femme qui subie des violences à répétitions.

La génétique de l’autisme : de la médecine à la neurodiversité

Par Thomas Bourgeron, professeur à l’Université Paris Cité, membre de l’Institut Universitaire de France et de l’Académie des Sciences, Directeur de l’unité de Recherche « Génétique Humaine et Fonctions Cognitives » à l’Institut Pasteur.

Les premiers gènes associés à l’autisme ont été découverts en 2003, on en dénombre à ce jour plus de 1700 associés aux TND, et 200 précisément à l’autisme. Dans certains cas, une seule variation génétique est en cause, dans d’autres, ce sont des milliers de variations qui s’accumulent : ces gènes jouent un rôle dans la connectivité du cerveau, et modulent le nombre et le fonctionnement des points de contact entre les neurones (synapses).

L’Institut du cerveau de l’Enfant dont l’ouverture est annoncée pour 2027 va permettre de développer la recherche participative en incluant une cohorte d’enfants et adolescents TSA et TDAH. Dans l’autisme, ce sont surtout les comorbidités qui posent difficultés au quotidien. Le diagnostic des enfants est désormais devenu plus fréquent, mais celui des adultes est trop faible.

Les liens et ressources utiles mis en avant :

GeneTrek – Association of genes with neurodevelopmental disorders

CléPsy, des clés pour accompagner le développement de votre enfant | CléPsy

Risk and resilience in developmental diversities – R2D2-MH

L’application pour les enfants porteurs de troubles du neurodéveloppement (sur Apple & Android)

Simon Baron-Cohen : un chercheur en autisme très particulier

‘Emergent and transactional’: How Jonathan Green is rethinking autism and interventions | The Transmitter: Neuroscience News and Perspectives

European Autism GEnomics Registry (EAGER): protocol for a multicentre cohort study and registry – PubMed

Le parcours d’une famille, par Mme Marie PILLEZ, mère de Jean-Baptiste, un adulte autiste de 40 ans.

Mme Pillez nous raconte l’accès au contexte génétique, qui a permis de confirmer dans ce cas précis, les difficultés rencontrées dans l’enfance, le caractère, les aspects physiologiques à surveiller, et les préconisations médicales.

Intervenir auprès des enfants autistes et accompagner leurs familles : entre preuves scientifiques, neurodiversité et inclusion

par Mme Marie-Claude Geoffrey, pédopsychiatre et professeure associée à l’Université de Lyon 1 : accompagner les familles, ne se résume pas diagnostiquer leur enfant. Il convient de les accompagner, les soutenir et valoriser l’enfant différent. L’enjeu majeur reste l’accès pour tous les enfants à des lieux de socialisation et d’éducation en dehors du cercle familial. Comme les autres, ils ont besoin d’expériences partagées, de relations et d’un environnement ouvert pour s’épanouir.

L’autisme et les troubles du neurodéveloppement associés dont le TDAH

Par M Pierre Fourneret, pédopsychiatre, professeur des universités et praticien hospitalier à Lyon, directeur du service de psychopathologie du développement à l’Hôpital Femme-Mère-Enfant.

Les représentations catégorielles qui existaient auparavant doivent être reconsidérées ; les troubles du neurodéveloppement ne sont pas figés, ils évoluent, on parle d’un spectre. Les individus peuvent avoir des expressions distinctes, y compris au sein d’un même individu aux différents âges de sa vie. Le médecin doit avoir une vision plus dynamique et interactive des profils pris en charge : les pathologies se recouvrent, se superposent à l’image d’un Rubyk’s cube : les facettes changent avec l’usage, ou l’influence de l’environnement. Dans le cadre d’un environnement traumatique, on peut avoir dans la moitié des cas 1 à 3 troubles associés, qui ne seront pas exprimés au même moment. Les trajectoires foisonnent.
L’attention n’a pas le même statut que les autres fonctions cognitive, c’est une fonction socle, elle porte et appuie le développement des autres fonctions cognitive. Son rôle a été mis en évidence dans la construction du sujet et son adaptation aux incertitudes de l’environnement. La capacité d’attention conjointe et partagée => le bébé est capable de décoder les émotions d’autrui, il fabrique sa grammaire émotionnelle, et cela conditionne la théorie de l’esprit. Les fonctions s’articulent et s’influencent les unes les autres. On est désormais capable de repérer ces difficultés attentionnelles, et d’entendre le ressenti des parents des les 18 mois du bébé.

50% des TDAH ont des traits autistiques
> 50% des TSA sont concernés par le TDAH

L’héritabilité (ie le poids des facteurs endogènes neurobiologiques qui participent à l’expression du trouble) varient selon le développement : plus l’âge est précoce, plus la vulnérabilité est présente et sensible à l’environnement. Ensuite cela diminue au profit des facteurs génétiques. en pratique, il existe une constellation de symptômes, le diagnostic n’est pas figé, et l’évaluation fonctionnelle devrait être refaite régulièrement. Les éléments d’interface (dysrégulation émotionnelle) comme la crise de colère, les comportements défis, sont des réactions à des facteurs adaptatifs. L’ attention externe (le cerveau projette sur le monde) et l’attention interne (sur sa capacité à penser et poser ses émotions, la pensée réflexive) n’actionnent pas les mêmes circuit neuronaux impliqués.

Les décrochages attentionnels sont physiologiques, et le cerveau devient parasité s’ils sont trop fréquents. L’enfant autiste est aujourd’hui dans un monde qui s’accélère et connait une hyper sollicitation environnementale, cette majoration du mind-blanking (pensées floues ou vides) peut aboutir à des états de shutdown (mise en veille & repli sur soi) ou meltdown (effondrement, crise de colère, perte de contrôle). Un stimulus qui ne dure pas suffisamment ne peut faire l’objet d’un tri conscient et donc d’un rapport verbal pertinent. Le cerveau a besoin de temps pour traiter les informations, or si le TSA est déjà parasité => l’enfant ne peut plus suivre. L’inconfort et le débordement du système cognitif et émotionnel aboutit à la crise autistique.
La comorbidité est permanente, mais elle évolue, et peut être considérée comme étant un facteur prédictif du niveau de réussite et d’intégration socio professionnelle.

L’autisme à l’âge adulte : d’une complexité à l’autre, et après !

Par Dr Dominique Fiard, médecin psychiatre, Responsable du Centre Expertise Autisme Adultes (CEAA) du Centre Hospitalier de Niort. Il a contribué à l’élaboration de standards professionnels et à des politiques publiques.

Le diagnostic de TND et plus important que celui de l’autisme. Les troubles massifs du comportement peuvent générer des risques psychosociaux, et mettre en échec la tentative de satisfaire à proposer une qualité de vie à la personne.

Table ronde : des échanges avec Gabriel, Benjamin, Kevin, Hortense et Romain.

Sport et autisme, un dispositif d’accompagnement innovant : étude et méthodologie mixte sur ses effets

Par la Dr Amandine Bourhis, chercheuse associée au laboratoire RE-SHAPE de l’Université Claude Bernard Lyon 1, spécialisée dans les activités physiques adaptées pour les personnes avec troubles du neurodéveloppement, notamment le spectre autistique.

L’inclusion des personnes autistes dans les activités physiques et sportives (APS) est un enjeu de santé publique et de cohésion sociale. Ces activités ont des effets bénéfiques significatifs, sur le plan socio émotionnel, cognitif et comportemental. Toutefois des obstacles persistent pour les familles qui n’ont pas les accès aux APS en milieu ordinaire.

Le colloque fut animé par M. Chams-Ddine Belkhayat, directeur du développement de l’offre et de l’innovation chez AFG AUTISME.

Papa d’un enfant autiste au sein d’une fratrie de trois, il est titulaire d’un MASTER 2 en management des hommes et des organisations de l’académie militaire de Saint-Cyr et a mené une carrière  d’officier  au sein de l’armée de terre durant 15 années.

Président de bleu Network et Bleu inclusion, il est représentant des usagers de l’académie de Lyon, membre de plusieurs instances engagées dans l’autisme et a co-dirigé la publication de l’ouvrage « Autisme: comprendre pour mieux accompagner » aux éditions législatives ESF. Acteur sociétal engagé, il mène différents projets ayant tous le même objectif : construire une société inclusive ou tout un chacun aura une place.

Les mots de conclusion du président

Seuls 20% des enfants autistes et 3% des adultes bénéficient d’un accompagnement adapté. Il faut renforcer les équipes, recruter et former les professionnels et leur offrir une reconnaissance. Généraliser aussi une formation initiale et continue sur les TND, partager une culture commune exempte d’approches non validées comme la psychanalyse. Mener une action conjointe entre l’école, le médico-social, le sanitaire te la vie sociale. Soutenir les aidants : simplifier l’accès aux droits, créer des solutions, y compris de répit, dans tous les territoires. Et associer systématiquement les personnes autistes à l’élaboration des politiques publiques.

Table ronde autour des TND

L’école et les enfants à besoins particuliers : DYS, TDAH, TSA

Le 1er Avril dernier, les deux associations de parents d’élèves que sont le MAPE et la FCPE, sur la ville de SAINT-MANDE, sollicitaient l’aide de l’association DYSCARE, pour l’organisation d’une table ronde autour des TND.

Chaque année, ce sont des dizaines d’enfants scolarisés sur la commune, qui fréquentent les établissements scolaires, et nécessitent des aménagements de scolarité.

Quand les professionnels de l’enseignement sont formés, la scolarité se déroule bien : le jeune bénéficie d’un Plan d’Accompagnement Personnalisé (PAP) ou d’un Projet Personnalisé de Scolarisation (s’il relève de la MDPH).

Dans le cas contraire, le parcours du jeune et de sa famille peut s’avérer très difficile et anxiogène : punitions, harcèlement, voire exclusion de l’établissement scolaire. Les mots sont insuffisants pour exprimer ce que peuvent vivre les parents dans de telles situations, c’est un cri d’alarme que nous lançons aux institutionnels.

Les plans stratégiques nationaux existent, accompagnés de plans de financement ; tout récemment, l’Institut Robert Debré du cerveau de l’enfant (PARIS 19ème) a ouvert ses portes aux chercheurs et constitue une véritable source d’espoir pour les familles concernées.

NHA a préparé un court métrage de cette soirée qui rassemblaient spécialistes du monde médical, para-médical, associatif, de l’éducation nationale du Val de Marne, autour d’un projet commun : améliorer le parcours scolaire et de vie de nos jeunes atypiques, leur permettre un cheminement serein en vue d’une intégration sociétale véritable.

La société de demain devra être inclusive ou elle ne sera pas ; croire qu’une société divisée resterait fonctionnelle est illusoire, nous avons besoin de tous pour avancer.

Claire Bessalem

Les Rencontres Internationales de l’autisme – RIAU

Ces deux journées des 11 et 12 octobre 2024 furent un temps consacré à l’autisme et aux TND via les partenaires internationaux. Des exposants, des ateliers et des conférences, sur un bel espace dédié au sein de la Cité des Sciences et de l’Industrie, Porte de la Villette, à Paris.

Des exposants spécialisés venus du monde entier

L’avantage d’un salon, c’est de faire de belles rencontres. Des outils dédiés aux troubles du neurodéveloppement : l’association tasolutionautisme présent des supports éducatifs et ludiques, pour les personnes à besoins particuliers. Sous forme de fascicules numériques à acheter sur le site puis à télécharger, et à imprimer chez soi, les bénévoles proposent des outils sous la forme de kits méthodologiques définissant des procédures (performances scolaires, langage et communication, vie quotidienne, compétences sociales ect..) avec des notices d’utilisation et des tableaux d’évaluation permettant de vérifier les acquis et vérifier la progression. Destinés aux professionnels mais aussi aux parents, le prix des kits est très abordable (de 5 à 8 € en moyenne). Pratique et ludique, à recommander pour tous.

Les temps forts du salon

La lutte contre les violences faites aux personnes porteuses de handicap, par la voix déterminée de Marie RABATEL : « Cassée debout », « le film » qui raconte l’autisme de l’intérieur. Une vie bouleversée et bouleversante, celle d’une femme autiste non verbale devenu communicante et désormais actrice pour dénoncer une omerta du viol. La petite voix intérieure est devenue adulte, elle ose se raconter et briser le silence : ce monde intérieur plus grand que les autres, qui face au crime subi se brise un peu plus et fait émerger la conscience de ce qui était inaudible. Les mots sont plus forts et dénoncent, ils crient justice.

ASF, c’est un réseau de 51 associations qui soutiennent et accompagnent plus de 5000 familles, enfants, adolescents et adultes.

Chaque année, le réseau associatif publie un rapport d’activité. Celui de 2023 est disponible ici


Le Groupe d’Action bruxellois milite pour une place pour tous : ce groupe de pression est composé de parents, professionnels et de sympathisants. Il s’occupe exclusivement des personnes handicapées de grande dépendance, prises en charge par leurs famille et parents vieillissants. Campagnes médiatiques d’influence, et fiches juridiques, c’est ici


Idéma propose du matériel sportif adapté handisport et pour personnes à handicap divers. Présentation innovante au salon : le vidéoprojecteur . Sur un mur sombre, l’application projetée permet un jeu totalement interactif et de mobiliser les compétences cognitives et motrices : mathématiques, histoire, jeux de rapidité, jeux de contact, tout est prévu par l’application laquelle promet une quasi immersion.


Cette technique se démarque du massage traditionnel par son adaptation spécifique aux enfants à besoin particuliers. Elle repose sur l’étude du Dr Nathalie POIRIER, psycho et neuropsychologue, du département de psychologie de l’Université de Québec, à Montréal. La technique consiste à des pressions profondes qui ont un impact sur le système proprioceptif : cette stimulation contribue à l’apaisement global du système nerveux. Développée par Mélissa BOULANGER, autiste, mère d’enfants TSA, elle collabore avec la Fédération Québécoise de l’autisme comme conférencière invitée et chroniqueuse littéraire pour le leur centre de documentation. Elle est formatrice internationale de la technique brevetée.

Alastor est une école spécialisée DYS/TSA/TDAH sise au 51, avenue Danielle Casanova, 94200 Ivry-Sur-Seine. Tout enfant n’ayant pas trouvé sa place dans le système éducatif classique peut rejoindre Alastor, établissement hors contrat, lequel propose une valorisation des aptitudes artistiques et sportives, autant que les compétences scolaires. L’équipe pédagogique est composée de 4 professeurs des collèges et d’un professeur d’EPS. Des professionnels de santé sont présents (ergothérapeutes, psychologue et orthophoniste). https://www.alastor-education.fr/


Dans un contexte d’évolution permanente de la société et dans le respect des valeurs qui ont présidé à sa création, l’Institut Marie-Thérèse Solacroup met en œuvre des actions innovantes, adaptées et inspirantes, au service de sa mission et des jeunes qu’ils accompagnent. Née en 1892, Marie-Thérèse Solacroup consacre toute sa vie à l’assistance et aux actions sociales, particulièrement en faveur de l’enfance et de la jeunesse. Désireuse de voir son œuvre se poursuivre, elle demande à Monsieur Dufresne de créer une fondation, à laquelle elle décide de léguer son patrimoine immobilier. En 1970, la Fondation Solacroup-Hébert reconnue d’utilité publique, est ainsi créée au service de l’éducation, de la formation et de l’insertion professionnelle des publics en difficulté, à travers 4 associations loi 1901 ; une maison d’enfants (MECS) Notre-Dame du Roc, la maison Ker Antonia pour des enfants et des mères confrontés aux violences conjugales, l’Institut Marie-Thérèse Solacroup (IMTS), un centre de formation et Solatypic, une agence web adaptée. Depuis 1997, date de sa création, l’Institut met en œuvre des actions de formations et d’insertion professionnelle. Reconnu par les services de l’Etat depuis 2018 comme centre de formation professionnelle et par apprentissage, ainsi que comme centre d’examens pour l’obtention de certifications professionnelles, l’institut a ouvert ses premières formations certifiantes dans le domaine numérique en 2019.

Le Makaton a été introduit en France en 1995 par l’association Avenir Dysphasie France (AAD France). Une association AAD Makaton (loi 1901) a été créée en 1997, elle est composée de parents et de professionnels. Le Makaton est un programme utilisé dans de nombreux pays comme l’Angleterre. Il permet aux enfants et adultes qui présentent des troubles de la communication et de compréhension de mieux communiquer, comprendre, échanger. A ce jour, plus de 2000 professionnels et parents sont formés chaque année, et 800 formations réalisées dans les établissements. Pour découvrir le site et l’association c’est ici

Le robot LEKA. J’ai participé à l’atelier « danse avec Leka », sans avoir pu assister aux reste des démonstrations. La promesse est une interaction sociale par le biais d’ un large choix de contenus éducatifs (Ipad, robot, cartes magiques ect..) facilitant les apprentissages (genralisation, discrimination , communication, tour de rôle, interactions sociales, inhibition, motricité fine ect..) avec plus de 150 activités clés en main. APF France handicap travaille actuellement sur le robot pour stimuler l’éveil des enfants en situation de handicap.

Pour visiter le site : https://leka.io/

Specialisterne est la première entreprise au monde à avoir envisagé l’autisme comme une variation cognitive susceptible d’enrichir la société et le monde du travail. Depuis une vingtaine d’années, l’association met en relation des candidats au profil neuroatypiques avec des entreprises d’innovations et stratégies (Deloitte, Airbus, Accor, Thales, ACMS ect.). https://fr.specialisterne.com/

OTO, le fauteuil à étreindre : le fauteuil se gonfle et se resserre doucement sur le corps, il permet de mieux connaitre son corps et de diminuer l’anxiété. utilisé en séance de psychomotricité, lors d’un travail d’intégration sensorielle ou pour aider à gérer des situations de sollicitations intenses. Commercialisé par l’association LABAA, en partenariat avec le CHU de Tours pour la conception et la réalisation d’une étude clinique sur les bienfaits du fauteuil. https://www.audrainalexia.com/


Des conférences et des ateliers pratico-pratiques

Je ne peux tout mettre sur ce blog, mais le RIAU ce sont aussi des rencontres très émouvantes.

Celle de l’Association Asperger Aide France, avec sa fondatrice Elaine Hardiman-Taveau, anglo-saxonne, pionnière en France sur la mobilisation pour les autistes relevant de l’autisme asperger. Pour voir son interview sur le site planete-douance.com, c’est ici Pour découvrir et rejoindre son association, inscrire votre enfant en vue d’un diagnostic ou aux cours d’habilités sociales, cliquez sur AspergerAIDEFrance

La projection du film « En attendant Zorro« , de la réalisatrice Sarah Moon Howe. Lucas, éducateur spécialisé, incarne le rôle de Zorro : il intervient là où les pouvoirs publics belges, les institutionnels, ont abandonné. Lucas est devenu le seul lien social de certaines familles, qui vivent en quasi autarcie avec leur enfant autiste. C’est un film puissant, qui dénonce l’inertie de notre société, autant qu’il démontre le monde des possibles dès lors que l’on intervient dès le plus jeune âge, auprès des enfants et avec conviction. Lucas est une pépite d’humanité, je vous recommande absolument de voir ce film. Contacter la réalisatrice : sarah@sarahmoonhowe.com

Je ne peux tout écrire, la suite en images, mais vous l’aurez compris, le RIAU, c’est un lieu de rencontre et d’échanges entre autistes et non autistes. J’encourage toutes les personnes qui sont intéressées sur le sujet à nous rejoindre sur ces moments de rencontres, vous en ressortirez déjà plus instruits, mais aussi je vous le souhaite, convaincus par la nécessité d’œuvrer toujours plus sur le terrain, dans votre cercle d’amis, de famille ou professionnel, pour un monde plus juste et plus inclusif.

Si vous avez des questions ou des projets, contactez-moi.

Journée des associations 2024

N.H.A était présente le 20 septembre place CHARLES DIGEON à SAINT MANDE (94 – Val de Marne) pour sensibiliser et informer autour de l’autisme SDI et plus généralement, les troubles du neuro développement.

Ce temps d’échange a été rendu possible par l’aide du Dr Alain ASSOULINE, 2ème adjoint, délégué à la solidarité, à la santé, aux séniors, au lien entre les générations et au handicap.

L’association a pu rencontrer une dizaine de familles qui l’ont rejointe, avec lesquels des projets seront bientôt mis en place : café-parents*, sorties entre enfants atypiques*, parcours des bilans TSA et TDAH, registre des partenaires médico-sociaux et des activités susceptibles de venir en aide aux familles concernées.

Des actions de sensibilisation au sein des établissements scolaires sont envisagées.

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