INFORMATION
Les étapes
1. Le rendez-vous chez le neuropsychologue : évaluer les besoins et orienter le diagnostic
Lorsque des difficultés d’attention, de communication, d’apprentissage ou de comportement sont observées, un bilan neuropsychologique peut constituer une première étape importante. Réalisé par un neuropsychologue, il permet d’évaluer le fonctionnement cognitif de la personne à l’aide d’entretiens, de questionnaires et de tests standardisés. Selon les besoins, le bilan peut inclure une évaluation du fonctionnement intellectuel (test de QI), de l’attention, des fonctions exécutives, de la mémoire ou encore des compétences scolaires afin d’identifier un éventuel TDAH, un trouble DYS ou de contribuer à l’évaluation d’un TSA. Cette démarche permet de mieux comprendre les difficultés rencontrées et de formuler des recommandations adaptées.
2. Les délais, le coût des bilans et les possibilités de prise en charge
L’accès au diagnostic peut parfois nécessiter plusieurs mois d’attente, en particulier pour les consultations spécialisées dans les troubles du neurodéveloppement. Les délais varient selon les territoires, l’âge de la personne et le type de professionnel sollicité. Les bilans réalisés en libéral représentent également un coût non négligeable pour les familles. Selon la nature des évaluations, plusieurs professionnels peuvent intervenir, tels que le neuropsychologue, l’orthophoniste, le psychomotricien ou l’ergothérapeute. Certaines prestations peuvent bénéficier d’une prise en charge totale ou partielle par l’Assurance Maladie, une complémentaire santé ou, dans certains cas, par des dispositifs spécifiques comme les plateformes de coordination et d’orientation (PCO) destinées aux enfants présentant des signes de troubles du neurodéveloppement.
3. La validation du diagnostic par un médecin : une étape incontournable
Le neuropsychologue réalise des évaluations, mais il n’est pas habilité à poser un diagnostic médical. Pour que le diagnostic soit officiellement reconnu, il doit être confirmé par un médecin formé aux troubles du neurodéveloppement. Selon la situation, il peut s’agir d’un neuropédiatre, d’un pédopsychiatre, d’un psychiatre, d’un neuropsychiatre ou d’un pédiatre possédant une expertise dans ce domaine. Cette validation médicale est essentielle, car elle permet d’inscrire le diagnostic dans le parcours de soins, d’accéder à certains dispositifs d’accompagnement, de solliciter des aménagements scolaires ou professionnels et, le cas échéant, d’engager des démarches auprès de la MDPH.
Faire reconnaître le diagnostic auprès de l’école et de la MDPH
Une fois le diagnostic posé, il peut être utile de le faire valoir auprès des établissements scolaires afin de mettre en place des adaptations répondant aux besoins de l’enfant. Selon les situations, cela peut prendre la forme d’un PAP (Plan d’Accompagnement Personnalisé), d’un PAI (Projet d’Accueil Individualisé) ou d’un PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation). Lorsque les difficultés entraînent un retentissement important sur la vie quotidienne ou la scolarité, une demande peut également être déposée auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH). Celle-ci peut étudier l’attribution d’aides humaines, matérielles ou financières, ainsi que l’orientation vers des dispositifs adaptés lorsque cela s’avère nécessaire.
Le parcours diagnostique chez l’adulte
Chez l’adulte, la démarche diagnostique diffère souvent de celle de l’enfant. De nombreuses personnes consultent après avoir rencontré des difficultés persistantes dans leur vie personnelle, sociale ou professionnelle, parfois sans avoir été repérées durant l’enfance. L’évaluation repose sur l’étude du parcours de vie, des entretiens cliniques, des questionnaires spécifiques et, lorsque cela est possible, sur le recueil d’informations auprès de proches ou de documents anciens. Le diagnostic permet fréquemment de mettre en lumière des difficultés longtemps incomprises, mais également des forces et des stratégies de compensation développées au fil des années. Il peut favoriser l’accès à des accompagnements adaptés, à des aménagements professionnels ou à une demande de reconnaissance de handicap lorsque la situation le justifie.
Et après le diagnostic ?
Le diagnostic ne constitue pas une finalité, mais le point de départ d’un accompagnement personnalisé. Il permet de mieux comprendre le fonctionnement de la personne, de valoriser ses points forts et d’identifier les stratégies susceptibles de faciliter son quotidien. Un suivi pourra être proposé selon les besoins : orthophonie, psychomotricité, ergothérapie, remédiation cognitive, accompagnement psychologique, guidance parentale ou coaching spécialisé. L’objectif est de favoriser l’autonomie, le bien-être et l’inclusion de la personne dans tous les domaines de sa vie.
Trouver des adresses de spécialistes ?