Le TSA de niveau 2

L’autisme de niveau 2, c’est un autisme qui nécessite un soutien important : la personne rencontre des difficultés notables dans la communication sociale et les comportements restreints/répétitifs.

Les personnes relevant d’un TSA dit de < niveau 2> nécessitent un soutien dans certaines activités (scolaires, professionnelles ou sociales). Il faut apprécier l’autisme pour ce qu’il est : une manière différente d’appréhender les relations sociales, les situations, l’environnement. Cela ne signifie pas que la personne soit inadaptée, cela signifie qu’elle perçoit et comprend les évènements ou situations sociales d’une manière différente du consensus commun.

L’autisme de niveau 2 est généralement détecter assez tôt chez l’enfant ou chez le jeune adulte, car ses capacités d’adaptation sont moindre que dans le cas d’un autisme de niveau 1 ; les femmes là encore ont souvent de plus grandes capacités de camouflage car elles maitrisent mieux les codes sociaux et sont donc en mesure de répondre de manière plus normalisée aux attentes sociétales. C’est un peu plus délicat pour le genre masculin, mais là encore, chaque personne avec autisme est différente, et certains hommes sont eux aussi doués pour jouer le rôle que la société attend d’eux.

L’autisme de niveau 2 nécessite fréquemment en milieu scolaire une aide humaine (un AESH (Accompagnant d’Elève en Situation de Handicap), une aide matérielle (ex : outil informatique) ou des aménagements spécifiques (ex : un PAP, Plan d’Accompagnement Spécialisé). Le diagnostic est donc réalisé à la demande des familles ou de l’établissement scolaire (s’il est sensible au sujet des TND) plus précocement que pour un autisme de niveau 1. Les comorbidités peuvent aussi être plus présentes, et poser difficultés dans la vie de la personne avec autisme (ex : TDAH associé, troubles alimentaires, stéréotypies plus accentuées ect.).

Les niveaux de sévérité de l’autisme sont définis par la dyade autistique du DSM-V  the fifth edition of the American Psychiatric Association’s manual for diagnosing and classifying mental disorders, first published in 2013).

Pour rappel, la dyade autistique précise que deux items sont indispensables pour qu’un trouble du spectre de l’autisme puisse être diagnostiqué :

Le diagnostic aura pour sens de rechercher, dans le cadre de la dyade décrite ci-dessus, si le sujet exprime ces particularités : il est impossible pour un proche de la personne éventuellement concernée d’effectuer lui-même le diagnostic car le professionnel de santé pose des questions spécifiques et observe l’individu tandis qu’il y répond. Le test est normé, international, et adapté à l’âge du sujet (il en existe plusieurs).

Pour retrouver les informations utiles qui concernent le trouble du spectre autistique, vous pouvez consulter :

Et les faux diagnostics ? De quoi s’agit-il… vous en avez probablement entendu parler, les tests sont de plus en plus nombreux et il n’est pas rare de lire non plus que les faux diagnostics explosent : ce sont de fausses informations. Les chiffres de l’autisme sont stables, moins de 3% de la population est concernée, mais le diagnostic qui était rare et tabou dans les années 90 se démocratise et devient beaucoup plus accessible. De fait, les personnes étant mieux informées, les diagnostics sont plus nombreux, et en conséquence, la population avec autisme est plus nombreuse qu’auparavant. Enfin, l’autisme de niveau 2 est plus exprimé que le TSA de niveau 1 ; de fait, il parait incongru d’imaginer un faux positif sur un niveau 2, dès lors que le professionnel de santé est formé.

L’autisme a toujours existé ; dans la littérature médicale, on en parle dès le moyen-âge, mais on ignorait à l’époque ce dont il s’agissait avec certitude.

Pour conclure, l’autisme n’étant pas une maladie, il ne se soigne pas. Vous trouverez probablement sur le Web des incitations à soigner le microbiote, des propositions à l’étranger de greffe de cellules souches, des pratiques paramédicales de tous ordres prétendant « guérir » l’autisme : le TSA, c’est un réseau spécifique de connexions neuronales dans le cerveau, apparu dès la naissance. Il est toutefois possible en raison de la plasticité cérébrale, de faire acquérir des compétences nouvelles sur les jeunes sujets, notamment par la psychoéducation et des programmes particuliers en communication.

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Les niveaux de sévérité de l’autisme sont définis par la dyade autistique du DSM-V  (the fifth edition of the American Psychiatric Association’s manual for diagnosing and classifying mental disorders, first published in 2013).

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