L’autisme de niveau 1, c’est un autisme qui ne nécessite pas de soutien, ou alors léger : la personne rencontre des difficultés notables dans la communication sociale et une certaine rigidité comportementale, mais avec une autonomie relativement importante.
Les personnes relevant d’un TSA de niveau 1 (c’est à dire qui ne nécessite pas de soutien) sont très généralement en exercice professionnel ou scolarisés sans difficulté en milieu ordinaire. Il faut apprécier l’autisme pour ce qu’il est : une manière différente d’appréhender les relations sociales, les situations, l’environnement. Cela ne signifie pas que la personne soit inadaptée, cela signifie qu’elle perçoit et comprend les évènements ou situations sociales d’une manière différente du consensus commun.
L’autisme de niveau 1 peut passer totalement inaperçu selon les capacités d’adaptation de l’individu ; les femmes souvent ont de plus grandes capacités de camouflage car elles maitrisent mieux les codes sociaux et sont donc en mesure de répondre de manière normalisée à des attentes, même si elles ne les partage. C’est un peu plus délicat pour le genre masculin, mais là encore, chaque personne avec autisme est différente, et certains hommes sont eux aussi très doués pour jouer le rôle que la société attend d’eux.
L’autisme de niveau 1 passe très fréquemment inaperçu, et s’il fait l’objet d’un diagnostic, celui-ci peut être assez tardif : en fin d’adolescence, à l’âge adulte, voire après la cinquantaine. Ce qui poussera la famille ou le sujet lui-même à demander le diagnostic ce sont souvent les comorbidités ou les difficultés existantes dans son environnement scolaire, professionnel, familial ou social.
Les niveaux de sévérité de l’autisme sont définis par la dyade autistique du DSM-V the fifth edition of the American Psychiatric Association’s manual for diagnosing and classifying mental disorders, first published in 2013).
Pour rappel, la dyade autistique précise que deux items sont indispensables pour qu’un trouble du spectre de l’autisme puisse être diagnostiqué :
- un déficit de la communication et des interactions sociales*
- un caractère restreint et répétitif des comportements ou des intérêts*
Si ces deux conditions ne sont pas constatées, il ne peut y avoir d’autisme.
Pour rappel, le diagnostic d’un autisme doit être effectué par un professionnel de santé : neuropsychologue ou médecin psychiatre formé au trouble de l’autisme. Seul un médecin peut poser le diagnostic et délivrer le certificat médical qui y correspond.
Le diagnostic aura pour sens de rechercher, dans le cadre de la dyade décrite ci-dessus, si le sujet exprime ces particularités : il est impossible pour un proche de la personne éventuellement concernée d’effectuer lui-même le diagnostic car le professionnel de santé pose des questions spécifiques et observe l’individu tandis qu’il y répond. Le test est normé, international, et adapté à l’âge du sujet (il en existe plusieurs).
Pour rappel, le diagnostic d’un autisme doit être effectué par un professionnel de santé : neuropsychologue ou médecin psychiatre formé au trouble de l’autisme. Seul un médecin peut poser le diagnostic et délivrer le certificat médical qui y correspond.
Pour retrouver les informations utiles qui concernent le trouble du spectre autistique, vous pouvez consulter :
- Le Tamis (annuaire des ressources sur l’autisme en Ile-de-France)
- Autisme Info Service (annuaire des ressources qui couvre toute la France)
- La Maison de l’autisme
- Les CRA (Centres Ressources Autisme) en cliquant sur la carte
Et les faux diagnostics ? De quoi s’agit-il… vous en avez probablement entendu parler, les tests sont de plus en plus nombreux et il n’est pas rare de lire non plus que les faux diagnostics explosent : ce sont de fausses informations. Les chiffres de l’autisme sont stables, moins de 3% de la population est concernée, mais le diagnostic qui était rare et tabou dans les années 90 se démocratise et devient beaucoup plus accessible. De fait, les personnes étant mieux informées, les diagnostics sont plus nombreux, et en conséquence, la population avec autisme est considérée plus nombreuse qu’auparavant.
Pour autant, l’autisme a toujours existé ; dans la littérature médicale, on en parle dès le moyen-âge, mais on ignorait à l’époque ce dont il s’agissait avec certitude.
Enfin, l’autisme n’étant pas une maladie, il ne se soigne pas. Vous trouverez probablement sur le Web des incitations à soigner le microbiote, des propositions à l’étranger de greffe de cellules souches, des pratiques paramédicales de tous ordres prétendant « guérir » l’autisme : le TSA, c’est un réseau spécifique de connexions neuronales dans le cerveau, apparu dès la naissance. Il est toutefois possible en raison de la plasticité cérébrale, de faire acquérir des compétences nouvelles sur les jeunes sujets, notamment par la psychoéducation et des programmes particuliers en communication.
Vous souhaitez en savoir davantage ? Contactez nous.
▶️Bon à savoir : qu’est ce que le déficit de la communication et des interactions sociales ? il s’exprime par :
- un défaut de réciprocité sociale ou émotionnelle
- un déficit des comportements non verbaux
- un déficit du développement, et du maintien de la compréhension des relations
▶️Bon à savoir : qu’est ce que le caractère restreint et répétitif des comportements ou des intérêts ? il s’exprime par :
- les mouvements répétitifs et stéréotypés
- une intolérance aux changements, une adhésion inflexible à des routines
- des intérêts restreints ou fixes, anormaux dans leur intensité ou leur but
- une hyper ou hypo sensibilité aux stimulii sensoriels